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 Il vaut mieux être craint qu'aimer! [PV Alice]

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MessageSujet: Il vaut mieux être craint qu'aimer! [PV Alice]   Dim 16 Fév - 19:16

Je retiens un rire dément alors que je ressens une nouvelle salve d'UV. Ils croient vraiment qu'en m'enchaînant comme un animal avec des chaînes d'argent sous des lampes UV vont me faire faillir dans ma détermination de retrouver ma progéniture? Crétins testiculaires! Lorsque j'étais encore mortelle, on était bien plus imaginatif pour la torture. Alalah ces humains manquent cruellement d'imagination comparé à ceux de l'Inquisition!

Au vu de ma tenue et de mon allure, je corresponds tout à fait à l'image de celles qui m'ont jadis affabulé du sobriquet de "sorcière". Mes cheveux roux sont plus que sales et décoiffés. Quant à mon teint, au lieu d'être de porcelaine comme à l'accoutumée, il est véritablement blafard.

Honnêtement, mon apparence physique, là tout de suite, est le cadet de mes soucis. Ma priorité est de trouver Alice puis de nous faire dégager d'ici.

Et bien sûr, je vais refaire sauter quelques têtes, comme à l'aller comme ça, je tiendrais ma réputation de Reine de Coeur auprès d'Alice!

Je ne retiens pas mon rire cette fois à ce souvenir. Ils ne s'y attendaient pas à ce que la charmante poupée que je suis leur donne une bonne raison de craindre les vampires! J'ai pas l'habitude de perpétrer des massacres comme peut le faire Adam mais je dois reconnaître que je n'ai pas perdu la main! Ils ont du envoyer quasiment un bataillon avant de me maîtriser. En sachant que j'en avais déjà tué pas mal. Ne dites-t-on pas qu'une mère n'est que plus dangereuse lorsqu'on s'en prend à ses enfants?

-Tiens, c'est l'heure de la soupe? Ironise-je lorsque j'entends la porte s'ouvrir.

Ma voix est cependant enrouée à cause de mon incapacité à me nourrir. Finis la jolie voix de soprano qui peut charmer tout le monde en agitant une paire de sein devant un homme, je crois!

Mes yeux s'écarquillent en voyant qu'il s'agit d'Alice qui est encadrée par des gardes. Sous un accès de rage et malgré mes chaînes, je tente de me précipiter pour aller les tuer. Je sais que c'est une vaine tentative mais je veux bien leur faire comprendre que je suis certes affaiblie, mais pas totalement inapte à les tuer si les chaînes vient à céder.

-A votre place, vous n'auriez pas du! Dis-je d'une voix basse qui fait frissonner de peur les petites souris qu'ils sont. Dansez tant que la méchante vampire est attachée mais je vous jure sur tout ce qu'il y a sur Terre qu'une fois libre, je me ferais un plaisir de vous ôter votre tête!

La fin de ma phrase se fini sur un cri alors que la porte se claque brutalement.

-C'est ça fuyez tant que vous pouvez! Dis-je en reprenant ma place contre le mur.

Sans grande surprise, les UV se font à nouveau présent. Tss, c'est fou comment ils savent accepter une vérité, les humains!
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MessageSujet: Re: Il vaut mieux être craint qu'aimer! [PV Alice]   Lun 17 Fév - 14:57

Alice & Viktoria

« Il vaut mieux être craint qu'aimé.. »


Elle se berçait, d’avant en arrière, les yeux perdus dans le rien, sans faire attention aux regards qui glissaient sur elle, ni aux mots que certains détenus lui adressaient. Son esprit essayait de s’évader, comme il l’avait essayé de si nombreuses fois à l’asile. Pour ne pas penser à la Faim. Pour ne pas penser à ce qu’était en train de faire Viktoria. Alice avait beaucoup souffert, lors de la dernière expérimentation. Et elle avait ressenti la rage de sa Reine de Cœur. Son plaisir malsain. Alice était certaine que Viktoria avait tué. Qu’elle avait tué autant que le jour où leur errance avait commencée.. Et, pour fuir, Alice récitait. Alice s’enfermait au Pays des Merveilles, dans sa tête. Elle avait peur. Et elle était perdue, terriblement perdue. « Il était grilheure ; les slictueux toves, gyraient sur l'alloinde et vriblaient : Tout flivoreux allaient les borogoves ; Les verchons fourgus bourniflaient. « Prends garde au Jabberwock, mon fils ! A sa gueule qui mord, à ses griffes qui happent ! Gare l'oiseau Jubjube, et laisse en paix le frumieux Bandersnatch ! » Le jeune homme, ayant pris sa vorpaline épée, cherchait longtemps l'ennemi manxiquais... Puis, arrivé près de l'Arbre Tépé.. » Alice s’arrêta brutalement, se levant d’un seul coup. Dans ses yeux verts, des larmes de sang montèrent brusquement alors qu’elle se retrouvait pliée en deux. Les larmes rouges roulèrent sur ses joues, pareilles à des billes de rubis, finissant leur course sur le sol blanc de la salle commune. Et elle hurla. Elle hurla comme jamais elle n’avait hurlé. Elle le sentait ; la douleur de Viktoria. Sa douleur. Avec le temps, elle avait intégrée qu’Alice et la Reine de Cœur ne faisait qu’un. Qu’elles partageaient les joies et les douleurs, les excès de haine et l’amour profond. Elle hurla, sans s’arrêter.

Un médecin, accompagné de deux gardes, entrèrent précipitamment dans la salle commune et le regard d’Alice se posa sur eux. Jamais la douce anglaise n’avait eu pareil regard. Un regard à vous glacer le sang. Un regard empli de haine. Un regard empli de souffrance. « VOUS ! Somptueux bâtards des Temps Nouveaux, affreux Narpors que vous êtes ! VOUS ! Comment osez-vous brandir le glaive, brandir votre IGNORANCE, et torturer MA Reine ?! » A vitesse vampirique, avant même que les gardes n’aient eu le réflexe de faire quoi que ce soit, Alice se retrouva à leur hauteur, les crocs sorties. Elle les planta avec violence dans la jugulaire appétissante du médecin, le faisait hurler de douleur. Elle le vida presque avant qu’une balle ne lui perfore le bras. Une douleur intense, insoutenable la fit lâcher sa proie, et elle se retrouva à pleurer, à hurler, à perdre à nouveau pied. Elle fut emmenée. Elle fut torturée de diverses façons. Son corps fut malmené, ses crocs arrachés avec la violence dont étaient capables les narpors. Ce fut la bouche ensanglantée qu’elle fut conduite jusqu’à la zone de quarantaine. Tout le monde en avait peur.. Tout le monde.. « J’espère que le Jabberwocky vous mangera. J’espère que le Chapelier vous arrachera le cœur et le sirotera.. » murmura-t-elle en boucle, riant parfois, sans s’arrêter. Jusqu’à ce que la porte ne s’ouvre. Jusqu’à ce que les yeux d’Alice ne se posent sur Viktoria. Enchainée, brûlée. La Reine était piteuse, mais bel et bien là. Alice s’effondra sur le sol, les larmes noyant son visage, avant de se relever avec peine pour aller se lover dans les bras de Viktoria.

L’argent sur sa peau fut une atroce torture, mais elle ne lâchait pas sa Reine. Les UV la firent hurler, hurler de douleur et elle s’accrocha encore davantage à Viktoria, de toute ses forces, à s’en faire mal. Elle n’était plus que douleur. Plus que douleur affreuse.. Et, d’une voix haletante, tout ce qu’elle trouva à dire fut ; « Prends garde au Jabberwock, mon fils ! A sa gueule qui mord, à ses griffes qui happent ! Gare l'oiseau Jubjube, et laisse en paix le frumieux Bandersnatch ! » Les UV s’éteignirent, et Alice lâcha Viktoria pour se recroqueviller sur elle-même « J’ai eu peur, Votre Majesté. Je vous croyais monstrueuse, mais j’avais oublié les amis du Jabberwocky. Le Jubjube m’a arraché les dents, et le Bandersnatch m’a torturée.. Que vous ont-ils fait ? Vous étiez si belle, Votre Majesté. Regardez-moi, regardez-vous.. Nous ne sommes plus que chairs calcinées.. » Sa voix était faible.. Elle avait mal, la douleur obscurcissait sa vision. Mais un sourire se dessina sur son visage. « Je vous aimes, et je vous hais, Votre Majesté.. Vous êtes venue, vous avez tranché les têtes pour moi. Et j’ai mordu et griffer pour vous. Nous voilà quittes, désormais.. »


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MessageSujet: Re: Il vaut mieux être craint qu'aimer! [PV Alice]   Lun 17 Fév - 19:46

Lorsque ma progéniture vient se bouiner contre moi, je referme mes bras dans une étreinte qui se veut protectrice. De part mon éducation, je n'ai pas l'habitude de laisser transparaître mes sentiments. Sans compter que les sentiments peuvent être une arme des plus terribles entre les mains de nos adversaires. Cependant, au vu de mon état et de celui d'Alice, je crois bien que c'est le cadet de mes soucis que de donner une arme à ses pitoyables humaines.

Comme je peux, j'essaye de protéger Alice de la vague d'UV que j'ai malheureusement enclenché. Mon coeur se serre alors que je perçois les cris de ma fille. Moi, j'ai eu en quelques sortes fini par m'habituer à ses jolies séances de bronzage mais Alice... Elle qui est si douce, si gentille, ne s'en est surement pas habituée! Comme me l'a dit un jour Léopold, ma témérité va me perdre un jour.

Mais avant que ce soit le cas, je me ferais un plaisir de les décapiter avant d'aller saluer Lucifer!

J'essaye de retenir que prononce Alice lorsque les UVs nous atteignent. Je retiens un méchant juron. Ils vont me le payer d'avoir traumatisé un peu plus Alice!

Alice quitte mes bras pour aller se recroqueviller sur elle-même un peu plus loin. Prenant sur moi et mes faibles forces, je la ramène dans mon giron.

-Reste dans mes bras, souffle-je doucement d'une voix tendre. Même si c'est pas grand chose, cela te protégera un peu de la prochaine salve d'UV.

Mon coeur se fend en voyant Alice si faible et j'ai envie de faire un meurtre sur ces foutus humains alors qu'Alice me déclare:

-J’ai eu peur, Votre Majesté. Je vous croyais monstrueuse, mais j’avais oublié les amis du Jabberwocky. Le Jubjube m’a arraché les dents, et le Bandersnatch m’a torturée.. Que vous ont-ils fait ? Vous étiez si belle, Votre Majesté. Regardez-moi, regardez-vous.. Nous ne sommes plus que chairs calcinées...

Je claque ma langue contre le palais bruyamment en l'entendant parler de ma "beauté".

-Rien que le sang de ses humains ne pourra arranger Alice. Nous ne sommes peut-être au firmament de notre beauté et de notre force mais nous restons vivante et ensemble qui plus est. Manquerait plus que le thé du chapelier pour que ce soit comme au temps où nous étions à Wonderland!

Je me retiens de penser que si nous étions vraiment à Wonderland, j'aurais depuis longtemps couper la tête à ses abrutis d'humains!

-Je vous aimes, et je vous hais, Votre Majesté.. Vous êtes venue, vous avez tranché les têtes pour moi. Et j’ai mordu et griffer pour vous. Nous voilà quittes, désormais...

Je me retiens de montrer les crocs à Alice. Elle est déjà assez faible pour pas avoir en plus à me craindre.

-Je ne serais jamais quitte envers toi Alice! Gronde-je. Tu es ma fille, rappelles-toi! Et je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour te faire sortir d'ici entière et vivante. Pour cela, je n'aurais aucun remords à faire appeler la garde pour les exterminer jusqu'au dernier! Et si pour cela, je dois moi-même faire sauter quelques têtes pour que tu puisses sortir sereinement, je le ferais sans l'ombre d'une hésitation!

J'attrape le menton de ma progéniture délicatement afin de m'assurer que j'ai toute son attention. Je sais qu'elle va certainement m'en vouloir mais je dois m'assurer qu'elle soit en sécurité et loin d'ici dès que l'occasion se présentera.

-En tant que ta créatrice, je t'ordonne de fuir dès que je te le dirais et de me laisser derrière toi quoiqu'il arrive et de jamais venir me chercher. Est-ce clair Alice?

Oui, je crois que je ne viens pas d'arranger mes rapports avec Alice. Mais c'est pour son bien alors qu'importe qu'elle me haïsse si elle est en sécurité loin de ces monstres!
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MessageSujet: Re: Il vaut mieux être craint qu'aimer! [PV Alice]   Mar 18 Fév - 12:49

Alice & Viktoria

« Il vaut mieux être craint qu'aimé.. »


Viktoria lui intima l’ordre de rester dans ses bras, mais d’une voix si douce qu’Alice crut un instant s’être trompée de Reine. Pourtant, elle se laissa faire, ramenant ses jambes contre son torse et posant sa tête sur la poitrine de sa Reine. La douleur de ses chairs brûlants la faisait trembler de tout son pauvre petit corps ; elle n’était plus habituée à tout cela. Ni à la cruauté au nom de la science, ni à la douleur dont Viktoria l’avait préservée pendant de si nombreuses années. Elle avait peur, elle avait mal.. Son cœur lui semblait être un nœud, tant il était serré et ses traumatismes latents refaisaient sournoisement surface. « Pourquoi font-ils ça ? Qu’avons-nous fait de mal ? » Demanda alors Alice, lorsque Viktoria dit vouloir la protéger des UV qui reviendront. Car Alice avait cru, à tord, que ces centres étaient là pour les protéger des fous humains au-dehors. Mais qui protège en torturant ? Qui protège en arrachant les dents, et en brûlant ? Alice parla et parla, et le bruit d’une langue claquant contre un palais la fit doucement sursauter. Les mots de la Reine de Cœur firent monter les larmes aux yeux de la douce Alice. Wonderland. Son Pays des Merveilles.. Ne pouvait-elle pas retomber à nouveau dans le Terrier du Lapin ? Ou passer à nouveau de l’autre côté du Miroir ? Il y avait tant de façon d’atteindre les jardins merveilleux, les terres enchantées.. Et la voilà qui était coincée dans ce monde cruel et plein d’une douleur qu’elle ne pouvait pas comprendre !

Distraitement, et le sourire aux lèvres, Alice raconta ce qui semblait être une bêtise. Elle le comprit en perdant son sourire sous le ton grondant de sa Reine. Oui, elle était sa fille. Elle était la fille de Viktoria, plus que sa chère progéniture. Alice releva le regard vers le visage de sa créatrice, malgré la douleur qui s’estompait à peine, cherchant dans les pupilles de son ainée une réponse à des questions aussi silencieuses qu’informulée. « Je n’aime pas votre garde, Majesté. Les cartes sont stupides.. » murmura-t-elle, plus pour elle-même, avant que les doigts de Viktoria ne viennent attraper son menton avec douceur. Alice savait que ceci était dans le but de garder sa concentration. Ainsi, son regard glissa sur les lèvres de Viktoria.. Et ce qu’elle entendit la fit se décoller abruptement de sa créatrice. Frénétiquement, elle fit « Non » de la tête, se retrouvant collée au mur opposé à celui de Viktoria. « JE REFUSE ! » hurla-t-elle de toutes ses forces, en se recroquevillant sur elle-même, les mains tenant sa tête au niveau des oreilles. « JE REFUSE ! JE REFUSE ! S’IL VOUS PLAIT ! » de nouvelles larmes remplacèrent les anciennes qui avaient laissé des traces rouges sur son visage blanc. « Ne me forcez pas à faire cela, je vous en supplie.. Je vous en supplie.. Je ferai n’importe quoi.. N’importe quoi, mais pas ça.. Où irais-je sans vous ? Qui.. Qui régnera sur le Pays des Merveilles ? Que sa Majesté ne me force pas à.. à obéir.. Lever votre ordre, je vous en supplie.. Je ne peux vivre loin de vous.. C’est trop douloureux.. JE NE SUIS PAS ASSEZ FORTE ! » Un long cri, à en déchirer l’âme de quiconque aimant Alice sortit du plus profond de ses entrailles et le derrière de son crâne rencontra le mur en béton alors qu’elle avait rejeté la tête en arrière.  

« Prend garde au Jabberwock, mon fils.. Prend garde au Jabberwock.. OH SEIGNEUR ! » Elle planta son regard sur Viktoria « Ne pouvons-nous pas être heureuses ? Je vous en prie.. Que sa Majesté se montre clémente à mon égard.. Je n’ai pas voulu vous fâcher.. Pourquoi me faites-vous cela ? Pourquoi ? Ce n’était pas moi.. C’était ce vilain chat ! Son sourire flottait encore dans les airs et vous m’avez accusée.. Je vous en prie.. Je vous en prie.. » Sa voix était cassée par les sanglots. « JE VOUS DÉTESTE SALE MAUDITE REINE DE CŒUR ! » Elle ne savait plus ce qu’elle racontait, devenant dangereusement instable et contradictoire. Elle n’avait plus fait de crise d’hystérie depuis l’asile.. Mais cet endroit n’était-il pas qu’un simple asile ? Il semblait à Alice que rien n’avait changé depuis ce funeste jour où, un mois après ses épousailles, on l’avait envoyée dans cette immonde petite cellule au lit grinçant. Et cette pensée la tortura autant que les châtiments physiques qu’on lui avait imposé depuis son arrivée dans cet endroit.


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MessageSujet: Re: Il vaut mieux être craint qu'aimer! [PV Alice]   Mar 18 Fév - 21:18

Si mon coeur pouvait encore battre, il se serait arrêté alors qu'Alice demande, à la manière d'un enfant perdu:

-Pourquoi font-ils ça ? Qu’avons-nous fait de mal ?

Délicatement, je passe et repasse ma main dans ses cheveux afin d'essayer de calmer ses peurs. Je ne retiens pas un soupir peu élégant avant de répondre:

-Ce n'est pas de ta faute Alice! En ce monde, il existe des gens intolérants et étroit d'esprit qui ne parviennent pas à concevoir le monde dans sa totalité la plus pure car cela les met au rang d'inférieurs.

Après tout, c'est ce que ce sont les humains vis à vis de nous. Et leur tentative d'enfermement sur nous n'est qu'une manière pour eux de se rassurer dans leur conception du monde à savoir que Dieu n'a voulu que des humains sur Terre.

Je souris à la remarque d'Alice concernant la stupidité de mes "gardes". Si elle savait à quel point les êtres masculins ressemblent aux cartes lorsqu'ils rencontrent une jolie et plantureuse jeune femme!

-Au moins, avec les gens stupides, lui avoue-je sur le ton de la confidence, tu peux facilement les manipuler pour avoir tout ce que tu désires! Et cela peut être des plus avantageux en certaines occasions de ne pas être directement mêlé à d'obscurs affaires!

A la suite de ses déclarations, de nombreux exemples de mes frasques avec ou sans Léopold me reviennent en mémoire. Si Alice me demande de lui raconter, j'éluderai la question pour pouvoir y répondre lorsque nous serons loin d'ici.

Il serait des plus fâcheux que cela leur donne des idées pour torturer Alice en guise de représailles à mes exactions passés!

Une larme de sang coule alors qu'Alice proteste violemment à mon ordre. Je savais qu'elle n'allait pas comprendre la nécessité d'un tel acte mais mon coeur se fend alors qu'elle me hurle qu'elle me déteste, moi, la "sale reine de coeur".

-Oh Alice! Me lamente-je alors que je me rapproche de ma progéniture pour l'empêcher de se blesser un peu plus.

Mais mon intention est très difficile à faire puisque les chaînes me brûlent davantage en plus de m'entraver. Toutefois, à force de persévérance, je parviens à la reprendre dans mon giron qui se veut protecteur.

-Alice, je ne veux pas me séparer de toi! Commence-je alors à me justifier alors que mes larmes de sang coulent doucement sur mes joues. La preuve, je n'ai pas hésité une seule seconde à venir te rejoindre sans ma garde dans cet enfer pour t'en sortir! Mais... Tu es mon enfant, Alice! Souffle-je avec une pointe de désespoir dans la voix. Je préfère te savoir loin de moi si cela peut te permettre de vivre en dehors de cet enfer! Si, pour te savoir sauve, je dois renoncer à mon envie de fuir avec toi, je le ferais, même si ça doit me déchirer le coeur et t'attirer ta haine. Mais je te promets de ne l'utiliser qu'en tout dernier recours. Si je ne tiens pas ma promesse, je jure de subir la colère du Jabberwock!

Je lui adresse un sourire qui se veut rassurant avant de continuer:

-Et puis, si nous nous séparons, rien ne dit qu'on se retrouvera pas après, auprès d'Ad... du chapelier pour prendre un bon thé afin de fêter dignement nos joyeux non-anniversaires!

Je me suis corrigée de moi-même afin d’appeler Adam selon le surnom qu'elle lui a donné. Etant donné sa faiblesse actuelle, je ne pense pas qu'Alice parviendrait à se souvenir que le chapelier s'appelle Adam en réalité.

Je vais les tuer ces foutues personnes à la solde du gouvernement!
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MessageSujet: Re: Il vaut mieux être craint qu'aimer! [PV Alice]   Jeu 20 Fév - 10:00

Alice & Viktoria

« Il vaut mieux être craint qu'aimé.. »


La Reine de Cœur parla d’intolérance, et d’infériorité. Deux notions qu’Alice n’arrivait pas ni à considérer, ni à comprendre. Dans son esprit malade, chacun avait sa place. Il n’y avait pas de puissants, si ce n’était la Reine, le Jabberwocky,  le Chapelier et le Ver à Soie – Gardiens des Merveilleuses, selon les propres dires de la demoiselle – et il n’y avait pas d’êtres inférieurs ou disons que tous, hormis les Gardiens des Merveilles, étaient au même niveau. Etre tous à la même hauteur, n’était-ce pas la clef pour ouvrir la porte du bonheur ? N’était-ce pas ainsi que devait être le monde ? Pourquoi tout le monde cherchait toujours autant à faire du mal aux autres, comme si tout n’était que violence et destruction dans cette réalité étrange.. Et c’était elle, la douce Alice, qu’ils considéraient comme folle, sans même voir leur propre folie ? C’était à pleurer, tant tout ceci était d’un pathétisme sans nom. Comment pouvait-elle comprendre ce monde qui lui semblait aussi illogique que parfois profondément effrayant ? Ca n’avait pas de sens. Rien n’avait de sens. C’étaient eux, les dégénérés. Ceux qui torturaient et qui tuaient. Pas elle.. Elle qui ne faisait que croire du plus profond de son être à des histoires, elle qui savait aimer sans artifices et sans arrière-pensées. Un dialogue avec le Chat du Cheshire lui revint en tête – souvenirs construits à l’aide d’un célèbre Disney, mélange abstrait et approximatif des deux œuvres de Carroll, par ailleurs.. – à propos de gens fous.. Mais, déjà, la discussion basculait sur les cartes. Et des cartes, elle bascula sur les gens stupides. « Pourquoi manipuler les gens ? N’est-il pas plus poli de leur demander les choses et de les laisser choisir s’ils veulent faire ces choses ? » Toute la naïveté d’Alice se lisait dans ses yeux. Juste avant que l’hystérie ne s’empare de son corps.

Elle ne vit même pas la larme de sang, totalement perdue dans ses propres cris et ses propres protestations. Perdue dans la douleur qu’elle s’infligeait elle-même, dans les souvenirs confus et emmêlés, dans la folie pure qui la caractérisait. Perdue dans sa haine, sa haine contre Viktoria qui ressemblait tellement à de l’amour parfois. « Ne m’approchez pas, maudite sale Reine.. Ne m’approchez pas.. » Le ton de sa voix était suppliant, mais comme si elle suppliait sa créatrice de faire l’inverse, de s’approcher.. « Je vous déteste ! Je vous détesterai pour le restant de ma VIE ! Et je mourrais en vous détestant !! » Mais, déjà, Alice se retrouva dans les bras protecteurs de sa « mère » à pleurer. A pleurer et à la serrer contre elle, faisant fit de l’argent en contact sur sa peau par endroit. Elle avait déjà si mal.. Si mal, que la douleur physique était insignifiante.. Du sang, qui n’appartenait pas à la brune, se nicha sur son front et elle releva le visage sur Viktoria. Elle pleurait. Elle pleurait des larmes aussi rouges que l’était le sang des corps décapités. Cette vision souleva le cœur d’Alice. Elle n’aimait pas voir sa créatrice pleurer.. Mais Alice se tut, garda le silence, ne trouvant rien à répondre aux mots de Viktoria. Son visage ne s’illumina qu’à l’évocation du Chapelier, et d’une fête de non-anniversaire. « J’aimerais voir le Chapelier. » Sa voix était redevenue calme aussi spontanément qu’elle était devenue hystérique auparavant « J’aimerais me nicher aux creux de ses bras, et l’entendre dire toutes les sottises qui me font rire. Il me manque. Est-ce que les Amis du Jabberwock vont le torturer, lui aussi ? Et cette petite fille, celle après qui il crie parfois, est-ce qu’ils vont la torturer également ? Quel est son nom ? Freda, je crois. Elle est la petite fille perdue, mais je crois qu’elle s’appelle Freda. Ou Freta. Peut-être bien Freya. Mais Freya est un prénom étrange, n’est-ce pas ? » Divagation.. Qu’importe. Au moins Alice se calmait-elle..

« Vous n’allez pas m’abandonner, n’est-ce pas ? Vous n’avez pas levé votre ordre.. Mère.. » Elle ne l’appelait Mère que rarement, comme une preuve qu’elle perdait totalement la tête « Mère, je crois qu’ils nous observent. Ils m’ont arraché les dents, celles que le Papa des Poupées aime tellement lorsqu’elles viennent sans y être invitées. Ça fait mal. Pourquoi est-ce que j’ai mal ? Je voudrais boire le thé.. Vous ai-je dit que le jus d’orange me fait des maux de ventre épouvantables ? Je n’avais pas souvenir de ce détail.. » Elle se mit à rire et s’arrêta aussitôt « Alexander n’aime pas les vampires. Suis-je un vampire ? Les vampires n’existent pas, n’est-ce pas ? Je n’ai croisé aucuns vampires au Pays des Merveilles.. Mais j’y ai croisé un Dodo fort sympathique ! Et un Gryffon. Oh ! Vous êtes la Marquises des Tortues-A-La-Noix, Votre Majesté ! Mère, vous êtes tellement de choses ! Mais tous les moyens sont à vous.. » Précipitamment, sans que rien n'ai indiqué au préalable qu'elle allait se mettre en colère, elle se leva, comme si elle reprenait contact avec la réalité et la situation.. « VOUS ENTENDEZ SALE NARPORS ! Tous les moyens sont à la Reine ! Et j’exige, au Nom de Sa Majesté, de sortir de cet endroit ! Vous n’êtes RIEN ! Rien que des IDIOTS ! » La colère déformait les traits si doux d’Alice. Et, à peine eut-elle fini de parler que les scientifiques rallumèrent les UV. Elle lâcha un cri de douleur, et s’effondra en boule, en pleurant, en hurlant.. « Faites.. Faites leur.. couper leur.. arrogante.. petite tête ! » articula-t-elle avec toute la difficulté d’un vampire brûlant à la lumière des UV..



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MessageSujet: Re: Il vaut mieux être craint qu'aimer! [PV Alice]   Ven 21 Fév - 22:13

Je me retiens de rire alors que ma précieuse progéniture me demande l'intérêt de manipuler des personnes quand on peut gentiment leur demander.

-Ma chérie, dans certaines situations, commence-je à expliquer d'un ton doux, il est préférable de ne pas être directement impliqué. Alors, il est extrêmement utile que des personnes fassent ce qu'on veut à notre place et tout l'intérêt de la manipulation quand elle est finement jouée est qu'on ne sait pas que c'est nous qui sommes derrière tout cela. Comprends-tu?

Mon coeur saigne alors qu'Alice me hurle qu'elle me déteste. Bien que j'essaye de me répéter en boucle qu'Alice est terrorisée et a perdu un peu plus les pédales qu'à l'habitude, cela fait atrocement mal d'entendre de tel mot de la part de la personne que l'on considère comme sa chair.

Difficilement, je parviens à calmer ma progéniture. Et à ma grande irritation, c'est l'évocation d'Adam qui la fait se calmer. Certes, je suis heureuse qu'elle se calme mais j'aurais aimé que ce ne soit pas la mention de cet homme qui ne cesse de manipuler ma fille en la montant contre moi. Mais la mention de l'homme permet de lui donner une certaine stabilité dans cet enfer alors soit!

-Je ne sais pas Alice, avoue-je alors qu'elle évoque Freya, l'une des progénitures d'Adam. Je ne sais pas où elle est. J'espère simplement qu'elle ne se trouve pas en compagnie des Amis du Jabberwock. Quant au chapelier, le connaissant, il est bien trop malin pour ses abrutis d'humains puissent lui mettre la main dessus, quand bien même une gifle de temps à autres lui serrait nécessaire pour lui remettre les idées en place!

En réalité, j'ai plutôt tendance à penser qu'Adam aurait besoin d'un bon coup de genou bien placé par moment mais passons!

-Vous n’allez pas m’abandonner, n’est-ce pas ? Vous n’avez pas levé votre ordre.. Mère... Me demande Alice d'une voix de petite fille alors qu'elle perd un peu plus pied dans la réalité.

-Bien sûr que non!

Ma réponse est tombée immédiatement et on sent toute mon indignation dans ma voix.

-Bien sûr que non, je vais pas t'abandonner tout de suite! A moins que tu ne veuilles réellement plus de moi? Demande-je à moitié sérieuse, moitié blagueuse.

J'ai tout de même une peur panique d'entendre une réponse positive à ma question. Mais ma panique laisse place à l'effroi alors que ma fille babille de plus en plus des propos qui me glacent. Nom de Dieu! Ils ont osés torturés ma petite? Je vais vraiment les tuer jusqu'aux derniers! J'écarquille les yeux alors que j'entends ma petite s'enflammer pour leur dire que je vais tous les tuer.

-Alice non! Hurle-je pour la faire taire.

Je veux la faire taire, non pas parce que cela me dérange qu'elle annonce mes attentions -ça je m'en fous comme de mon premier amant- mais parce que les scientifiques sont vraiment accros aux UVs à la moindre contrariété. Malheureusement, ma progéniture a trop parlé. Et les UVs se sont à nouveau sentir dans la salle m'arrachant un sifflement tandis qu'Alice s'écroule en boule. Avec difficulté, je bouge mon corps endoloris pour placer Alice sous mon ombre qui va pas servir grand chose mais c'est déjà ça.

-Ne t'inquiètes pas Alice, dis-je en réponse à sa supplice. Cela sera une des premières choses que je ferais une fois dehors! Ne pleures pas petite Alice, tu auras le droit d'assister une joyeuse party du chapelier tandis que je ferais ma triste besogne afin de rappeler à tous qu'on touche pas aux proches de la reine de Coeur sans en subir son courroux!

En disant ses mots, j'adresse un regard meurtrier vers un endroit où je suppose être caché.

Je suis certaine que les humains doivent faire dans leur froc à cause de la promesse que je leur fais à travers mon regard. Car ce n'est pas une menace mais une promesse. La même promesse de vengeance que j'avais faite aux assassins de Léopold. Assassins qui ont amèrement regretté de m'avoir contrarié...

Je décide toutefois de tenter le tout pour le tout. Après tout, on risque juste de se faire rôtir un peu plus alors pourquoi pas tenter!

-De mon temps, commence-je sure de moi alors que je suis réellement en très mauvais état. Les souris n'attaquaient pas les chats car elle savait qu'elles allaient se faire manger! Dans votre intérêt, je vous conseille de nous libérer. Le chat pourrait peut-être se montrer... clément le moment venu?

Je consentirai peut-être à les tuer en leur rompant la nuque... En fait? Nan, ils le méritent pas! Je les tuerai jusqu'aux derniers avant de sortir définitivement d'ici!

-Ou alors, c'est juste que les hommes ont toujours rien dans le pantalon? Ricane-je méchamment en pensant à ceux que j'avais plumer par le passé.
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MessageSujet: Re: Il vaut mieux être craint qu'aimer! [PV Alice]   Lun 24 Fév - 20:15

Alice & Viktoria

« Il vaut mieux être craint qu'aimé.. »


Non, Alice ne comprenait pas l’intérêt de manipuler quelqu’un. Mais elle se contenta de hocher la tête, avant que tout ne lui claque entre les doigts. La haine, la douleur, l’incompréhension.. Tout se mêlait en elle, créant un vaste chaos que son esprit malade avait du mal à supporter. Et elle reportait toute sa colère sur sa créatrice. Elle lui faisait payer par les mots ce qu’elle ne pouvait pas faire payer aux scientifiques, sans même s’en rendre compte.. Puis, le calme à l’évocation d’Adam. Les souvenirs faisaient tout le travail, isolant Alice dans une sorte de bulle protectrice où elle se voyait en train de rire avec le vampire millénaire. Elle ne l’avait jamais perçu comme quelqu’un de dangereux. Peut-être était-il fou, mais n’était-ce pas normal pour le Chapelier de l’être ? A vrai dire, la folie d’Adam rassurait Alice. C’était compliqué à expliquer.. Et elle ne cherchait pas réellement à le faire. Et l’inquiétude commença à monter chez la quatrième des Liddell. Est-ce qu’on était en train de faire du mal à son ami ? Et à la petite fille perdue, au regard parfois si éteint ? « Je n’aimerais pas ça. » répondit Alice, lorsque Viktoria lui dit qu’Adam méritait parfois une bonne gifle. On ne touche pas aux personnes qu’Alice met sur un piédestal.. « J’espère qu’il n’arrive rien au Chapelier et à la Petite Fille Perdue. J’aime beaucoup la Petite Fille Perdue, même si je crois qu’elle ne m’aime pas en retour. » Alice enchaina ensuite, matérialisant sa peur de l’abandon.

Il lui arrivait parfois de se demander comment elle pourrait réussir à survivre si Viktoria venait à l'abandonner.. Mais la réponse franche et immédiate fit naitre un sourire doux sur le visage la brune, tandis que la question de la Reine de Cœur le lui effaça. « C’est une question intéressante, Mère. » répondit-elle sérieusement « Je crois que si la Reine Blanche voudrait bien de moi, réellement, je ne voudrais plus de vous. Pourquoi voudrais-je la destruction, si je peux avoir la douceur ? » Elle ne laissa néanmoins pas le temps à Viktoria d’en  placer une, continuant à babiller des paroles qui surent trouver échos en sa créatrice. Elle le savait. Elle sentait la Reine de Cœur se tendre, et cela lui donna le courage de s’adresser directement à leurs bourreaux. En réponse, une torture. Ils ne savaient répondre que par cela. Sous la douleur, Alice ne fut capable que de supplier sa créatrice de faire couper la tête à ceux qu’elle nommait « Amis du Jabberwock » mais elle n’écoutait pas la réponse de Viktoria. La douleur lui déchirait le corps, la rendait sourde et muette. Elle n’arrivait qu’à se lover en boule, la mâchoire serrée sur un cri qui n’arrivait plus à passer ses lèvres..

Les UV s’éteignirent, mais Alice resta en boule, sans bouger d’un poil. Ses larmes avaient formés une petite flaque rouge sur son côté. Muette. Comme à l’asile. Elle souffrait trop, et ne comprenait pas pourquoi. Comme à l’asile. Pourquoi les choses n’avaient-elles pas évoluer ? « Je veux.. Adam.. » prononça-t-elle faiblement en se crispant. « JE VEUX ADAM ! » répéta-t-elle en hurlant, de toutes les forces qui lui restaient. Puis, les portes s’ouvrirent sur cinq hommes armés et dans une combinaison tout à fait fascinante. Mais Alice ne les vit pas. Elle se sentit juste soulever de terre et se laissa faire, même si l’étrange combinaison visiblement recouverte d’argent la brûlait. « Elle aussi ! » entendit-elle vaguement dans un haut-parleur, sans trop comprendre ce qui se passait. « Mettez-les dans une chambre individuelle. Et mettez une ration de Tru : Blood à la plus jeune. Vous êtes fous de faire subir autant d’un coup à une vampire de moins de 200 ans, qui a un intérêt historique qui plus est ! Ne la séparait pas de sa créatrice. » Alice eut un vague sourire, et se laissa trainer à travers les couloirs, avant d’être jetée dans une chambre. Elle vit Viktoria s’y faire jeter à sa suite, reconnaissant le rouge des cheveux de la Reine de Cœur. L’odeur du sang synthétique lui fit lever le visage, mais elle s’écroula au sol, bien trop faible pour aller récupérer la petite bouteille qui venait de faire son apparition dans la pièce, grâce à une trappe.

Elle garda le silence. Ne demanda rien à Viktoria. Elle ne voulait plus ouvrir la bouche. Elle trouvait que les derniers mots qu’elle avait prononcé étaient assez clairs sur ce qu’elle ressentait présentement..



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MessageSujet: Re: Il vaut mieux être craint qu'aimer! [PV Alice]   Lun 3 Mar - 18:29

J'adresse un sourire doux à Alice alors qu'elle me dit que Freya ne l'aime pas.

-Voyons Alice, je suis certaine que tu te trompes! Freya doit certainement t'apprécier!

Alors que j'entreprends de rassurer Alice sur ma volonté de ne pas l'abandonner, ses mots sont plus que cruels à mon égard. J'ai beau savoir que ma progéniture m'aime énormément, ça fait mal d'entendre ça.

-La destruction sert notamment à faire table rase du passé pour créer un monde meilleur Alice. Une fin s'accompagne d'un commencement. Et puis, ai-je vraiment été synonyme de souffrance à ton égard Alice? J'ai toujours fait ce qui était en mon pouvoir pour que tu sois heureuse, ma fille. Si cela n'a pas été le cas alors pardon. Pardon d'avoir été une mère aussi déplorable!

Mes larmes coulent, sincères, sur mes joues. En temps normal, je ne serais jamais aller ainsi, préférant panser mes plaies loin de ma progéniture mais là, avec toutes les joyeusetés qui se passent depuis mon arrivé ici, on peut considérer que je suis plus ou moins à bout.

Par mon statut de Reine de Coeur, on me croit dépourvu de coeur. Pourtant, j'en ai un et même s'il ne bat plus depuis longtemps, je suis capable de ressentir des sentiments.

Peu de temps après, les UVs reviennent suite à une vexation faite par Alice. Alors que j'essaye de la protéger de ces maudits rayons, je remarque que ma progéniture n'est plus là réellement tant elle est consumée par la douleur. Je vais les tuer de lui faire aussi mal!

Soudain, après ma proposition de les "épargner", la lumière s'arrête. J'exprime un soupir de soulagement tandis que je tombe au sol à côté d'Alice, épuisée par toute cette lumière.

-Je veux... Adam! JE VEUX ADAM! Réclame Alice en signe de désespoir.

Je tends difficilement une main vers la joue de ma progéniture pour la caresser. J'aimerais beaucoup lui donner ce qu'elle veut, car même si je n'apprécie pas Adam, une personne aussi jeune qu'Alice ne devrait pas connaître de telles choses.

Personne d'ailleurs. Je crois que les humains riraient moins s'ils goutaient à leur propre torture!

Soudain, la porte s'ouvre et laisse entrer des hommes armés. Pas que ce soit une surprise en soit, il doit avoir que ça dans ce foutu camp!

Difficilement, je me mets sur mes pieds alors qu'ils embarquent Alice. Mon regard se fait meurtrier et résume clairement mon attention de les tuer pour ne serait-ce que pouvoir rester avec ma progéniture.

Cependant, on me pousse violemment pour me jeter à terre afin de me séparer d'Alice. Je suis sur le point de sombrer dans la sauvagerie pure lorsque j'entends quelqu'un dans un haut-parleur dire "elle aussi". Je ne retiens pas un rire satanique en comprenant que je suis aussi du voyage.

-Finalement, certains ont ici un peu de jugeote! Déclare-je alors qu'on me soulève sans douceur. Lâche-moi crétin testiculaire! Je sais encore marcher!

Je sais qu'il est impoli de jurer mais bon, je crois bien que c'est un maigre lot de consolation pour garder un peu ma fierté.

-Et mieux encore, je sais parfaitement comment faire pour vous arracher les couilles à la petite cuillère! Vous voulez que je vous montre avec vous en cobaye? Fais-je dans un rire démoniaque.

Mon rire est cependant arrêté par un violent coup au crâne me laissant dans les vapes pendant plusieurs minutes. Minutes qu'ils ont mis à profit pour nous emmener dans ce qu'ils appellent "une chambre individuelle". Je reprends conscience alors qu'ils me jettent au sol sans faire preuve de douceur.

-Décidément, les hommes aujourd'hui, en plus d'avoir rien dans le pantalon comme avant, ne savent plus ce que valent dire le terme politesse! Ironise-je alors que la porte se ferme violemment.

Difficilement je me redresse afin d'attraper la bouteille de True Blood à destination d'Alice. Ma progéniture est hagarde sur le sol et la voir dans cet état me tue, sans compter notre lien.

Pendant l'espace d'une seconde, je me mets à la place des hommes derrière la caméra. Ils doivent attendre que je boive la bouteille à la place d'Alice. Ce sont vraiment des salopards!

Je place Alice en position assise avant d'ouvrir la bouteille de sang synthétique. L'odeur arrive à mes narines et il me faut beaucoup de force pour ne pas la valider. C'est à ce moment-là que je suis pas vraiment en bon état. Mais qu'importe, mon enfant est plus important que moi!

-Alice, Alice, appelle-je doucement. Il faut que tu bois! Je te promets que cela ira mieux dès que tu auras bu la bouteille.

Après qu'Alice ait fini la bouteille, je reconnais avec une grande honte que j'ai lapé le bouchon de la bouteille pour avoir une ou deux gouttes de sang. Gouttes qui me paraissent vraiment très peu comparée à mon envie mais au moins, je n'ai pu cette désagréable impression d'avoir la gorge aussi sec que du papier.

Finalement, je me décide à lui dire quelques mots concernant son envie de voir Adam:

-Alice, même si j'ai aussi très envie de voir Adam, il faut prier pour qu'il ne soit pas dans cet endroit car personne ne mérite d'être ici, pas même lui! Mais je te fais la promesse que ce sera la première personne que nous irons voir une fois remis de cet enfer!

Et avoir tuer tous ces fous d'humains! Pense-je férocement.

-Et s'il devait se trouver ici, je te jure sur tout ce qui m'est cher, que je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour que tu fuis avec lui quand bien même si je dois rester en arrière pour couvrir vos arrières quand bien cela doit me déchirer le coeur.

Avec des gestes lents, je prends Alice contre moi dans une tentative de câlin.

-Mais il faut que nous nous reposons Alice, qui c'est ce qu'ils ont prévus de nous faire bientôt! Reprendre quelques forces ne sera pas superflus, je pense!

En disant ces mots, je me pose sur le seul lit présent dans la pièce en essayant de prendre le moins de place possible pour qu'Alice y soit le plus confortable possible.
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Il vaut mieux être craint qu'aimer! [PV Alice]

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