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 like all good fruit the balance of life is in the ripe and ruin (sally × jules).

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Jules Weasley


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MessageSujet: like all good fruit the balance of life is in the ripe and ruin (sally × jules).   Ven 8 Nov - 13:02

Sally × Jules
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Minuit. L'heure du crime. L'heure de se bouger, surtout. Jules était encore à l'appartement, n'ayant quasiment pas bougé du canapé depuis qu'elle s'était réveillée. Elle ignorait où Celia était passée. Le silence régnait. Elle aspira une gorgée de TruBlood à l'aide de la paille qu'elle machouillait depuis une heure et le son annonçant la fin de la bouteille fit sursauter l'araignée concentrée sur sa toile dans un coin du placard à balais. Terriblement lentement, les yeux toujours perdus dans le vide de ses pensées circulaires, son corps se déploya, ses jambes se déplièrent, ses bras s'en écartèrent tandis que son buste se redressait. On aurait dit un chat lorsqu'il s'éveille après une sieste au soleil. Sauf qu'elle n'avait pas l'air de s'extirper d'une béatitude, plutôt d'un cauchemar duquel elle ne parvenait pas à s'extirper. Elle laissant tomber la bouteille rouge dans la poubelle, son regard croisa la pile d'éclats du même matériau. Elle n'avait pas remarqué qu'elle avait déjà vidé trois bouteilles. Elle savait pourtant qu'il lui fallait faire attention à sa consommation.
Secouant sa crinière blonde, elle se dirigea vers sa chambre en tentant d'y mettre de l'entrain ou, tout du moins, un peu d'énergie. Il fallait qu'elle se sorte de cette mauvaise dynamique. Elle décida d'aller au Merlotte's ; à cette heure-là, elle ne risquait pas de tomber sur sa génitrice où que ce soit dans les rues de Bon Temps, pas même au pub préféré de la ville. Au passage, elle récupèrerait un stock de TruBlood pour éviter les réprimandes de sa colocataire. La mine faussement énervée de celle-ci s'évoqua dans son esprit et lui arracha un sourire amusé. Elle se planta devant sa garde-robe et mit rapidement la main sur une jupe noire et un top de la même teinte en strass. Sobre mais festif, exactement ce qu'il lui fallait. Elle enfila une paire de collants, ses vêtements et ses bottines à talons, attrappa sa veste en cuir et son sac à main puis quitta l'appartement en claquant la porte. En deux secondes, elle était dehors.
La nuit était loin d'être noire. Depuis la Révélation, encore plus qu'avant, les rues de la ville étaient animées par la présence de vampires, de fangers, et des éternels travailleurs nocturnes de tous types. Les lampadaires alignés le long des routes brillaient de mille feux et de nombreuses fenêtres laissaient passer la lumière d'une lampe de chevet ou d'un bureau abritant un retardataire. La jeune vampire prit le temps de respirer l'air frais et les odeurs l'assaillirent. Elle était en plein centre-ville ; on ne pouvait pas dire que ce qui lui parvint fut essentiellement naturel. Mais par dessus les parfums gras de l'essence, de la friture et du sexe qui lui parvenait d'une chambre au rez-de-chaussée d'un immeuble quelconque, elle réussit à capter la douceur d'un bouquet de roses, mêlée à la sueur d'un homme angoissé par le rendez-vous à venir. Elle repéra également les effluves sensuelles de baisers fougueux et le sucre d'une friandise englouti dans une bouche vorace. Les yeux mi-clos, elle continuait d'avancer vers le bar le plus populaire de Bon Temps, un sourire flottant sur ses lèvres. Elle croisa un homme qui lui jeta un regard aguicheur, lui arrachant un sourire en coin, mais elle ne ralentit même pas. De toute façon, il avait une tête d'obsédé. Bientôt, les bruits en provenance du pub lui parvinrent clairement. Accélérant, elle entra dans le Merlotte's en saluant à la ronde : « Bonsoir ! » Faisant un tour sur elle-même, elle chercha à repérer une table vide où elle aurait pu élire domicile, pour finalement en choisir une petite, ronde, qui ne pouvait accueillir qu'une ou deux assiettes, non loin du bar et de la cuisine. Elle salua ceux qu'elle connaissait et qui ne détournait pas les yeux depuis sa transformation, puis se concentra sur la demoiselle qui s'était avancée vers elle afin de prendre sa commande.
Son regard croisa celui, noisette, de la serveuse. En inspirant pour passer commande, elle tiqua. Cette étincelle dans les yeux, cette senteur, cette innocence la troublaient. Jules se racla la gorge avant d'annoncer avec moins de certitude qu'elle ne l'aurait voulu : « Une tequila sunrise, s'il vous plait, Miss... ? » Le ton de la fin de sa phrase laissait clairement sous-entendre qu'elle désirait connaître l'identité de la nouvelle. Tandis qu'elle attendait une réponse, elle se permit d'obsever la demoiselle. Elle avait de beaux cheveux roux, un visage aux traits doux, et surtout, une odeur irrésistible. La blonde fronça les sourcils en tentant de reprendre contenance. Elle n'avait jamais rencontré ce genre de problème en quatre années de vampirisme. Bien sur, elle n'était encore qu'un bébé dans ce nouveau monde qui l'accueillait, mais elle avait acquis une seule certitude : elle était très douée pour se contrôler. Elle n'était pas censée ressentir ce genre d'envie. Elle faillit sortir en courant du bar de peur de sauter au cou de la serveuse et, pire encore, de confirmer les craintes de tous ceux qui la regardaient de travers depuis qu'elle était devenue une créature de la nuit. Elle prônait la paix et le vivre-ensemble et ne pouvait se permettre le moindre écart. D'autant plus qu'elle vivait avec Celia Haubrock. Se mordant la lèvre inférieure, Jules releva les yeux sur la mystérieuse jeune femme et tentant de maîtriser ses pulsions. Elle se sentait redevenir comme aux premiers jours. Et elle détestait cela.
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Sally Devereaux


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MessageSujet: Re: like all good fruit the balance of life is in the ripe and ruin (sally × jules).   Lun 11 Nov - 23:15

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Après être arrivée sur Terre, Sally avait immédiatement découvert un élément fondamental de la vie des humains, quelque chose sans laquelle ils ne pouvaient vivre. Non ce n’était ni l’eau, ni la nourriture, mais l’argent. Elle avait eu beaucoup de mal à comprendre comment des bouts de papier et des morceaux de métal pouvaient permettre d’obtenir ce qu’on voulait, et elle ne le comprenait toujours pas d’ailleurs. Mais elle avait bien dû s’y faire et comprendre une autre chose : pour avoir de l’argent, il fallait travailler. La notion de travail était aussi quelque chose qui lui échappait et il n’avait pas été facile d’en trouver avec son manque d’expérience et surtout le fait que jusqu’à il y a quelques jours, elle n’existait pas dans ce monde. Mais au lieu de prendre cela comme une corvée, elle avait choisi de le prendre comme une expérience du plus grand intérêt, une expérience qui la rapprocherait de l’humanité. Ca avait été difficile, mais elle avait fini par trouver un emploi au Merlotte’s, et c’est avec la plus grande excitation qu’elle avait enfilé pour la première fois son uniforme de serveuse.

Elle avait cependant eu l’occasion de découvrir que tout n’était pas rose, et qu’obtenir le travail n’était pas suffisant : il fallait surtout le garder. Et on ne pouvait pas dire que ce soit aussi facile qu’elle l’avait cru au premier abord : elle avait beaucoup de mal à retenir les noms des plats et des boissons, et elle était d’une maladresse affligeante, ce qui n’arrangeait rien, loin de là. Elle faisait de son mieux pour s’en sortir et pour apprendre le plus vite possible à jongler avec les commandes des clients qui ne se montraient pas toujours très polis, la rapidité, le fait de devoir retenir plusieurs commandes sans se tromper, et surtout de tout transporter sans rien renverser. Elle avait pu se rendre compte que tout ceci était beaucoup plus facile à dire qu’à faire, mais elle espérait qu’avec le temps les choses iraient mieux. Elle s’y appliquait en tout cas, et tentait de faire de son mieux.
Il y avait un autre inconvénient à ce travail, un inconvénient de taille : la présence quasi permanente des vampires. Car elle avait découvert que depuis l’invention du Tru Blood, les vampires vivaient à visage découvert parmi les humains, ce qui ne lui plaisait absolument pas. Peut-être avaient-ils cessé de pourchasser les humains, mais elle ne savait que trop bien l’attirance qu’exerçaient les fées sur eux, sans même qu’ils soient forcément conscients de l’existence d’une telle espèce. Elle devait bien avouer que ça ne la mettait absolument pas à l’aise. Si elle avait pu travailler la journée, tout aurait été différent, mais elle se voyait mal expliquer pourquoi elle avait besoin d’un traitement de faveur. Donc elle se tenait sur ses gardes.

Cette nuit là, plus que les autres peut-être, elle avait le sentiment d’être totalement débordée. Elle avait l’impression de courir partout et c’était un miracle qu’elle arrive à servir les gens à peu près correctement. C’est alors qu’une jeune femme blonde entra et salua tout le monde à la ronde. Si elle n’avait pas été aussi occupée, Sally aurait pris le temps de constater qu’elle ne pouvait pas lire dans ses pensées, et donc qu’elle devait s’en méfier et ne pas l’approcher. Sauf qu’elle ne s’en rendit pas compte et c’est donc tout naturellement qu’elle se dirigea vers elle, prononçant machinalement les mots habituels. « Bonsoir, qu’est-ce que je vous sers ? » Elle s’apprêtait à prendre la commande, qu’elle nota, lorsque la cliente lui demanda son nom, ce qui n’était pas si inhabituel. Elle lui indiqua son badge avec un sourire. « Sally. » C’est alors que, en la regardant, elle réalisa qu’elle n’entendait rien. Pas une pensée, non, c’était vide. Elle écarquilla les yeux, soudainement beaucoup moins sûre d’elle et dévoilant sans s’en rendre compte le faire qu’elle avait peur. « Eum... je... je vous apporte ça tout de suite... » bégaya-t-elle avant de filer plus vite que l’éclair.

Son objectif : refiler cette cliente à une autre serveuse. Malheureusement, elle n’était pas la seule à être débordée et se fit royalement envoyer sur les roses. Tant pis, elle n’aurait plus qu’à faire ça vite et bien. Elle attrapa la commande, décidée à en finir, mais plus elle approchait, plus elle tremblait. « Voilà... votre cocktail. » A peine le posa-t-elle qu’elle en renversa une bonne partie sur la table. Elle la regarda, mortifiée, comme si la jeune femme allait brusquement lui sauter au cou pour la vider de son sang.
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Jules Weasley


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MessageSujet: Re: like all good fruit the balance of life is in the ripe and ruin (sally × jules).   Ven 15 Nov - 9:59

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Juliet avait toujours adoré l'ambiance du Merlotte's. Avant, elle n'avait pas vraiment le droit d'y aller, du moins pas seule. Mais même lorsqu'il s'agissait de tête à tête avec sa génitrice qui lui imposait les rares plats végétariens présents au menu, même lorsqu'elle était forcée d'assister aux rendez-vous galants de sa mère en buvant un soda sans sucre, elle prenait plaisir à être ici. Cela lui donnait l'impression de faire partie du monde, pour une fois. Elle n'était plus l'éternelle anonyme qui rase les murs et qui est laissée à l'écart du moindre projet, de quelque nature qu'il soit. Elle devenait une jolie fille banale, et c'est tout ce qu'elle demandait. Elle se sentait une partie d'un tout, et c'était agréable. Après sa transformation, elle avait mis du temps avant de revenir à Bon Temps, et encore plus avant de mettre un pied dans le fameux pub. Elle savait qu'elle avait vécu dans une petite bourgade, où les rumeurs couraient à toute vitesse et où les réputations étaient malheureusement bien trop importantes. Mais comme elle avait rapidement emménagé avec Celia, elle n'avait pu éviter plus longtemps de révéler sa nouvelle et véritable nature. Tous les bien-pensants avaient été horrifiés de découvrir ce qu'elle était devenue, sa mère, la seule fois où elles s'étaient croisées, avait pleuré et hurlé des injures à tous les vents.
Mais désormais, malgré les regards inquisiteurs et désapprobateurs qui se posaient sans arrêt sur elle, où qu'elle passât, cela ne l'empêchait pas de vivre sa vie. Bien que l'expression ne soit probablement pas la bonne. Ce soir-là comme souvent, elle avait senti la seconde de silence à son entrée dans la salle du Merlotte's et le poids des paires d'yeux braquées sur elle comme sur une bête de foire. Mais elle avait surtout retrouvé le plaisir qu'elle avait à se trouver ici, au milieu des conversations indissociées, entourée de ce brouhaha permanent, doux et haché à la fois. Elle avait inspiré et s'était laissée emporter par les odeurs sales de l'alcool et de l'amour, de la friture et du rire. Les couples, les groupes d'amis, les alcooliques du bar... tout cela formait un tableau qu'elle appréciait, et rien ne pourrait lui ôter ce plaisir.
Pas même cette sensation désagréable de perte de contrôle face à cette nouvelle serveuse. Tandis que ses lèvres roses prononçaient les deux syllabes de son prénom, Jules ne put s'empêcher d'entendre les battements réguliers de son cœur. Sa. Boum. Boum. Ly. Boum. Boum. Son regard noisette fut attiré par l'éternel battement de la veine au creu du coup de la jeune fille. Sally, babam, babam. Et puis une accélération inexpliquée. Badabam, badabam. Les yeux de la jeune vampire papillotèrent entre la veine de la rouquine, son regard apeuré, ses mains tremblantes, ses lèvres hésitants, et la veine, toujours, qui battait à tout rompre. Elle ne put s'empêcher de passer sa langue sur sa lèvre et se mordit pour sortir de cet état de transe. Elle retint un petit cri, une goutte de sang perla sur sa lèvre infériere tandis que Sally s'éloignait rapidement de la petite table ronde. Tout en la suivant du regard, Jules tenta de se calmer. Elle fit un effort énorme pour empêcher ses canines de sortir, et croisa le regard d'un flic particulièrement hargneux contre les longs crocs. Ses yeux noirs perçant la firent tressaillirent. Elle lui adressa un sourire hypocrite et un signe de la main, imitant parfaitement la mijaurée qui draguait terriblement mal. L'homme détourna la tête, probablement plus troublé qu'il n'aurait voulu l'avouer.
La serveuse à l'odeur enivrante revint bientôt avec la boisson colorée, et la présenta en bégayant. La vampire leva un regard d'une gentillesse étonnante sur la demoiselle. Elle avait retrouvé son calme. Le fait qu'elle ne respirait pas aidait. « Mer... » Elle allait simplement remercier Sally, quand le verre échappa de ses petites mains manucurées, répendant une partie du liquide sur la table. Le verre s'apprêtait à rejoindre son contenu dans une chute légèrement plus importante pour s'écraser en mille morceaux au sol, mais les réflexes vampires de la blonde prirent le dessus. Sa main intercepta le projectile et le reposa délicatement sur la table, avant qu'elle ne se recule pour éviter les gouttes qui s'apprêtaient à maculer sa jupe. Elle se redressa et épousseta ses vêtements pour vérifier leur état avant de lancer un regard noir à tous ceux qui observaient la scène. Certains avaient un rictus moqueur accroché aux lèvres, d'autres avaient machinalement posé leurs grosses pattes sur leurs armes. Mais cette façon que la jeune fille avait de les regarder leur fit à tous détourner la tête et repartir dans leurs propres assiettes. Leur lançant un dernier regard mauvais, Jules se rassit doucement et fixa son attention sur la rouquine. Elle avait l'air positivement effrayée. Paralysée par la peur, même. Indiquant la seconde chaise qui entourait la table ronde, Jules lui sourit. « Asseyez-vous, Sally. » Elle lui saisit doucement le poignet pour accompagner son invitation. Elle avait vécu quelques situations du même genre et savait pertinemment qu'il était alors impossible de bouger par soi-même. Elle ignorait cependant totalement qu'elle était à l'origine de la terreur de la demoiselle, et que ce contact risquait d'amplifier ses craintes. « Ce n'est pas grave pour le cocktail, d'accord ? » Elle approcha son visage et sourit gentiment. Elle avait l'air plus désolée qu'autre chose qu'un tel incident soit arrivé à la nouvelle.
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MessageSujet: Re: like all good fruit the balance of life is in the ripe and ruin (sally × jules).   Lun 25 Nov - 15:22

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Elle était là depuis quelques temps déjà. Sans doute aurait-elle dû s’habituer au fait que les vampires vivaient parmi les êtres humains, du moins, pendant la nuit. Mais non, elle avait toujours aussi peur lorsqu’elle apercevait un être dont elle ne pouvait lire les pensées. Oui, elle avait peur et elle estimait qu’elle avait de quoi. Elle avait l’impression d’être une barre de chocolat géante se baladant au milieu d’enfants affamés... autant dire qu’elle était la proie idéale, sauf qu’elle n’avait rien d’une assiette de nourriture, elle était bel et bien vivante et n’avait aucune envie de se faire dévorer. Elle savait qu’il y avait des vampires sur Terre, mais elle ne s’était certainement pas attendue à ça : ils étaient si nombreux qu’elle avait l’impression de ne pouvoir faire un pas dans la rue sans en croiser un. C’était un aspect que son père avait omis d’évoquer, lui qui pourtant s’était acharné à la décourager de découvrir tout ce qui se trouvait en dehors de la dimension féérique. La situation avait été telle qu’elle s’était dit que quelques suceurs de sang seraient bien peu en comparaison de la Reine Mab et de tout ce qu’elle faisait pour les retenir. Mais à présent, elle devait bien avouer qu’elle se demandait si tout ceci n’avait pas été une épouvantable erreur. Et pourtant, il y avait d’autres choses qui étaient extraordinaires, incroyables, et qu’elle n’aurait jamais connues si elle était restée dans son monde. Elle les découvrait encore aujourd’hui, avec curiosité et plaisir.

Mais à côté de cela, il y avait ces créatures, comme cette jeune demoiselle qui la regardait presque avec adoration. Elle ne douta plus qu’elle avait un vampire face à elle. Mais celle-ci n’oserait certainement pas l’attaquer au milieu de tout ce monde, si ? Au moins elle ne pouvait pas l’hypnotiser pour la pousser à venir dehors avec elle, ce qui était plutôt une consolation. Mais rien ne l’interdisait d’attendre la fermeture pour la suivre et lui sauter à la gorge. La fée n’en menait pas large, mais ne pouvait malheureusement rien faire. Les vampires étaient des clients comme les autres, on le lui avait bien fait comprendre et elle ne voulait pas perdre sa place qui avait été plutôt difficile à trouver. Il ne lui restait qu’à prendre sur elle et espérer qu’Arlene reprendrait le relais, ce qu’elle ne fit pas. Servir un cocktail à une vampire n’était pas très désagréable et plutôt dangereux, mais renverser le tout sur elle était tendre le bâton pour se faire battre en somme. Elle était épouvantablement gênée, et surtout, elle avait peur de la suite, peur de la manière dont elle réagirait. Elle ne soucia même pas des autres qui la regardaient très probablement avec curiosité, amusement, pitié ou désapprobation. Elle entendait leurs pensées mais là non plus n’y prêtait pas attention, se concentrant sur la vampire, craignant sa réaction.

« Je... je suis désolée, je vais vous en apporter un autre tout de suite... » Elle prévoyait de filer le plus vite possible, mais la blonde lui demanda de s’asseoir. Sally avait beau ne pas être sous hypnose, elle ne parvint pas à désobéir à ce qu’elle perçut comme un ordre et s’assit, comme une automate. Elle ne s’en rendait pas compte, mais tremblait comme une feuille et la regarda comme si elle avait peur de se faire avaler, ce qui en fait était bel et bien le cas. Qu’allait-il lui arriver maintenant ? Qu’est-ce qu’elle allait lui faire ? Elle n’avait rien d’autre à faire, si ce n’est attendre et espérer que quelqu’un aurait l’idée de la sauver en cas de problème. Ou qu’elle arriverait à utiliser sa lumière correctement. Pourquoi son père, qui avait passé sa vie à la surprotéger, avait-il omis de lui apprendre à se défendre ? Voilà quelque chose qui lui aurait été bien utile. Lorsque Jules lui saisit le poignet, elle tressaillit, mais cela la poussa encore davantage à lui obéir et à s’asseoir, lentement, avec précaution. Puis, elle se pencha vers elle et lui signifia que rien de tout ceci n’était grave, ce qui était loin de rassurer la fée. « Qu’est-ce que... qu’est-ce que vous allez me faire ? » Lui demanda-t-elle, d’une voix incertaine. Autant savoir immédiatement à quelle sauce elle allait être mangée, et c’était le cas de le dire. « Je n’ai rien contre les vampires vous savez... » Non seulement ce n’était pas tout à fait vrai, mais en plus il y avait peu de chances que cela la sauve si elle avait bel et bien décidé d’en faire son repas.  
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MessageSujet: Re: like all good fruit the balance of life is in the ripe and ruin (sally × jules).   Dim 8 Déc - 14:23

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« Qu’est-ce que... qu’est-ce que vous allez me faire ? » La main toujours posée sur le poignet de Sally, Jules fronça les sourcils. Qu'est-ce qu'elle pouvait bien vouloir dire par là ? Elle avait pourtant sa tête des bons jours, souriait gentiment ; il ne lui semblait pas avoir l'attitude d'une cliente mécontente qui allait faire un scandale et faire renvoyer la serveuse pour un simple verre renversé. Si ? Elle jeta un regard rapide à sa tenue, se remémora la façon dont elle s'était maquillée... Non, vraiment, elle ne voyait pas d'où venait la crainte de la rouquine. Elle avait les lèvres roses pales et un trait fin de mascara surlignait ses yeux. Elle portait une mini-jupe et un top en strass. Elle avait commandé une tequila sunrise. Bref, elle était la parfaite cliente compréhensive, et en plus elle était de bonne humeur. Peut-être était-ce les regards insistants de l'assemblée qui avaient induit la jeune femme en erreur ?
« Je n’ai rien contre les vampires vous savez... » Sous le coup de la surprise, Jules relacha son emprise sur le poignet qu'elle tenait toujours doucement mais fermement. Ah, c'était donc ça. Cependant, elle ne put s'empêcher d'avoir une autre inquiétude et fronça les sourcils. Puis elle se pencha vers Sally et, lançant un regard à droite puis à gauche, elle chuchota : « C'est si flagrant que cela ? Je pensais que j'étais discrète !... » Pour le coup, elle était réellement déçue. Pas qu'elle ait honte de sa condition, loin de là. C'était au contraire l'une de ses plus grandes fiertés. Elle adorait être une vampire ; elle n'avait plus à subir les règles de sa mère, elle pouvait s'amuser, elle avait des centaines d'années devant elle pour trouver sa voie, elle était davantage sure d'elle, elle se sentait libre et femme. Après avoir reçu le don d'immortalité, elle avait percé sa carapace de petite fille maigrichonne et faiblarde. Son inquiétude venait en fait du fait qu'elle trouvait que l'un des facteurs principaux qui rendait difficile la cohabition entre les humains et les vampires était la trop grande distinction qu'ils établissaient eux-même entre les deux espèces. Pourquoi les créatures de la nuit et leurs suiveurs se sentaient-ils obligés de s'habiller de cuir noir et de ne plus se laver les cheveux ? Pourquoi les pro-humains limitaient-ils leur garde-robe à d'anciens vêtements fleuris et pâlis par le temps ? Aussi souhaitait-elle représenté la vampire moderne, qui suit la même mode que les jeunes humaines, avec peut-être une classe légèrement supérieur – mais elle n'y pouvait rien si elle était aussi belle, songeait-elle avec sarcasme, elle qui s'était toujours considérée comme la plus laide créature que portait la Terre.
Elle poussa un soupir et inspira automatiquement. Aussitôt, l'odeur enivrante de Sally envahit ses narines et la fit revenir à la réalité de la situation. En face d'elle, la serveuse du Merlotte's tremblait toujours comme une feuille morte. Le liquide du cocktail gouttait à moitié par terre tandis que le reste s'imprégnait dans le napperon joliment posé sur la table ronde. Pour ne pas se concentrer sur le désir qui montait en elle de sauter à la gorge de la jolie rousse, Jules attrappa une serviette en papier et essuya la tequila. Elle tentait de se vider l'esprit des instincts contradictoires qui l'assaillaient. En faisant attention à ne pas respirer, elle releva lentement les yeux sur la tentatrice et tenta de lui sourire. Le résultat fut une bouche tremblotante en travers sur son visage poupon. Elle secoua la tête, ses cheveux voletant, et porta le reste du verre à ses lèvres. Pour reprendre contenance, elle reprit sur le sujet précédant : « Ne vous inquiétez pas, j'en paierai deux, ce n'est pas bien grave. » Comme une enfant terrifiée par la punition dont elle allait incessament écoper, la vampire releva de nouveau la tête vers la serveuse et soutint son regard quelques secondes avant de le détourner à nouveau. Finalement, elle prit son courage à deux mains et se lança. De toute façon, elles n'allaient pas y passer la soirée. Jules était une habituée, Sally était une nouvelle serveuse, il fallait qu'elles fassent connaissance un jour ou l'autre, n'est-ce pas ? Autant le faire tout de suite, et avant que le boss ne rappelle son employée à l'ordre et la renvoie à la table des gros vicieux qui ne souhaitaient que jeter un œil à la culotte cachée par la mini-jupe de l'uniforme. « Je suis Jules, je suis peut-être une vampire, mais je ne suis pas une bête sauvage. » Malgré elle, elle parlait sur un ton un peu sec. D'une part, la situation la mettait extrêmement mal à l'aise. D'autre part, elle ne comprenait décidemment pas comment quiconque pouvait avoir peur d'elle. Et, finalement, elle devait avouer que de s'expliquer et de s'excuser pour quelque chose qu'elle n'avait pas fait avait toujours tendance à l'agacer. Depuis la Révélation, même si elle comprenait que sa nouvelle famille puisse effrayer, elle n'en pouvait plus de caresser les peureux dans le sens du poil pour leur montrer qu'elle était une gentille. Pourquoi avaient-ils tous des a-prioris aussi négatifs ? Ne pouvait-on pas leur donner au moins une chance de prouver qu'ils étaient capable du mieux, avant de considérer qu'ils étaient le pire ? Et puis, les images de l'affreux jojo qui avait tué deux présentateurs en live à la télé lui revinrent en tête et elle leva les yeux au ciel. Evidemment, ces psychopathes n'aidaient pas tellement leur cause. D'un ton plus doux, elle reprit : « Vous n'avez rien à craindre venant de moi. Au contraire, si vous avez un soucis, n'hésitez jamais à me demander de l'aide. » Elle sourit et faillit poser de nouveau sa main sur celle de la serveuse. Elle se retint, se souvenant à quel point cela avait terrifié la rouquine quelques instants auparavant.
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Sally Devereaux


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MessageSujet: Re: like all good fruit the balance of life is in the ripe and ruin (sally × jules).   Mar 17 Déc - 17:34

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Sally était affolée et sentait son coeur s’emballer à toute allure. Qu’allait-il lui arriver désormais ? Par chance elle était à peu près certaine de ne pas être sensible à l’hypnose des vampires, elle ne pourrait donc pas la forcer à la suivre dehors. Mais elle pouvait en revanche l’attendre à la sortie, car il faudrait bien un jour ou l’autre qu’elle rentre chez elle. Autant dire que la fée était tout bonnement terrorisée, et ce malgré l’air apparemment amical de la jolie blonde. Elle ne voyait là qu’un éventuel stratagème pour arriver à ses fins. Lorsqu’elle parla de vampires, elle sentit son emprise se relâcher autour de son poignet, apparemment surprise. Il est vrai qu’il y avait de quoi : elle ne consommait pas de Tru Blood et rien dans son apparence n’indiquait qu’elle aurait pu être autre chose. Seul les dons télépathiques de la rousse avait pu lui permettre d’aboutir à cette conclusion. En entendant sa réponse, elle craignit d’avoir empiré sa situation en la vexant et rougit. « Non euh... ce n’est pas ce que j’ai voulu dire... je suis simplement... douée pour les déceler... » Sa justification n’était pas vraiment la meilleure qui puisse être, loin de là, et elle aurait bien de la chance si la vampire ne se mettait pas à la questionner à ce sujet.

Elle était dans une mauvaise passe. Elle regardait autour d’elle, espérant pour la première fois depuis son arrivée entendre Sam ou Arlene la rappeler à l’ordre et lui demander de prendre des tables supplémentaires. Mais personne ne semblait remarquer ce qui était en train de se passer. Personne ne devinait le danger qu’elle courait. Comment l’auraient-ils pu ? Personne ne savait qu’elle était une fée, et probablement pas que les fées existaient d’ailleurs. Les vampires mêmes ne le savaient peut-être pas, du moins la plupart. Mais elle connaissait les effets de son sang sur eux, elle savait qu’un rien suffisait pour qu’ils n’aient plus qu’une envie : y goûter, l’en vider, exactement comme ils l’avaient fait pour sa mère. Et elle n’avait pas franchement envie de connaître le même sort. Elle avait cru que les choses seraient plus faciles, ces créatures plus aisées à éviter si elle se montrait prudente. Mais elle voyait bien que ce n’était pas le cas. Elle avait aussi appris à se méfier des humains, dont les pensées étaient parfois loin d’être innocentes. Elle devait se protéger, protéger son secret, c’était ce qui comptait, mais c’était bien plus facile à dire qu’à faire. Rêvait-elle ou la blonde face à elle était-elle troublée ? Elle eut l’espace d’un bref instant l’impression qu’elle la dévisageait comme si elle avait été un délicieux encas. Ce qu’elle était au fond. Sally frémit et tenta de se persuader qu’elle pouvait se sortir de cette situation, et éviter de se faire dévorer. Avec un peu de chance, peut-être, qui sait.

Comme hypnotisée, elle regarda la vampire blonde nettoyer la table en silence. La tension était à son maximum tandis qu’elle attendait le châtiment qui ne manquerait sans doute pas d’être le sien une fois que la jolie blonde lèverait de nouveau les yeux vers elle, ce qu’elle ne tarda pas à faire. La fée tressaillit et se serait volontiers jetée sous la table si elle l’avait pu. Mais bien évidemment, une telle solution était inenvisageable. Lorsqu’elle parla de payer les consommations, la serveuse écarquilla les yeux. « Non, c’était ma faute ! La consommation vous est offerte... » Elle lui lança un regard presque suppliant, comme si elle voulait à tout prix qu’elle cesse de discuter sur le sujet. Elle voulait savoir à quelle sauce elle allait être mangée, au sens propre comme au figuré. Puis, la vampire se présenta, de manière civilisée. Se trompait-elle ou avait-elle l’air vexée du fait que la fée soit apparemment terrifiée par elle ? Elle ne savait plus trop comment agir et répondit, hésitante. « Je m’appelle Sally... » Visiblement, Jules cherchait à montrer qu’elle pouvait être rassurante. Depuis les quelques jours qu’elle était ici, elle avait cru comprendre que tous les vampires n’étaient pas à ranger dans la même catégorie. Après tout, Henry lui-même semblait être ami avec certains d’entre eux, mais comment différencier ceux qui lui voudraient du mal de ceux qui seraient bienveillants ? Elle ne pouvait malheureusement pas lire dans leur pensée. Et puis, elle n’était pas humaine, elle était une fée et rien que cela pouvait changer bien des choses. Elle commençait doucement mais sûrement à admettre que celle en face d’elle n’était peut-être pas qu’une créature assoiffée de sang qui s’abreuverait d’elle à la première occasion. « Je suis désolée mais... on m’a toujours dit que je devais me méfier des vampires... » Elle la regarda, d’un air sincèrement navré et assez perdu. Elle découvrait des aspects de ce monde qu’elle n’aurait pas imaginé. Tout était si complexe qu’elle n’était pas certaine d’arriver à s’y retrouver.
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Jules Weasley


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MessageSujet: Re: like all good fruit the balance of life is in the ripe and ruin (sally × jules).   Lun 30 Déc - 11:28

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« Non euh... ce n’est pas ce que j’ai voulu dire... je suis simplement... douée pour les déceler... » Légèrement penchée vers la serveuse à l'odeur exquise, Jules faisait bien attention à ne surtout pas inspirer. Si les vampires n'avait pas besoin d'air pour survivre, elle avait gardé cette habitude de sa vie humaine, appréciant en général les mille parfums qui l'enivraient. Mais ce soir-là, respirer devenait dangereusement tentant, aussi se devait-elle de conserver son nez hors d'action. Elle fronça cependant les sourcils – ne pas utiliser une partie du visage ne signifie pas ne pas en avoir l'usage du tout – face à la réponse pour le moins énigmatique que lui fit la jeune fille. Comment quiconque pouvait-il être « doué pour décelé les vampires » ? Etait-elle médium ? Après tout, la vampire avait déjà entendu parler de sorciers. La rouquine pouvait parfaitement être une apprentie et avoir exercé son don sur les vampires. Ce qui n'était, en soi, vraiment pas rassurant pour Jules, qui avait cru comprendre que les sorciers pouvaient être assez dangereux pour les créatures de la nuit. Elle se redressa donc doucement et, lachant totalement le poignet de la serveuse, remit l'une de ses mèches blondes derrière son oreille. Il lui fallait faire plus attention.
Elle préféra donc détourner la conversation sur l'incident qui avait causé leur discussion, proposant de payer pour deux tequila sunrise. Face à quoi la demoiselle aux cheveux de feu se récria bien fort. « Non, c’était ma faute ! La consommation vous est offerte... » Jules fronça les sourcils à nouveau – si ça continuait comme ça, elle allait avoir des rides à cause d'une serveuse rousse et appétissante – et lança un regard à la volée. « Vous êtes sure ? Vous devriez pas demander au patron d'abord ? » Un sourire inquiet étira ses lèvres. Lorsqu'elle-même travaillait comme serveuse, elle ne se permettait jamais ce genre de chose, et appelait systématiquement son boss. Il est vrai que de travailler pour des vampires facilitait la tâche : pas besoin de le chercher, il lui suffisait d'énoncer sa requête à voix haute. Où qu'il se trouve, le patron l'entendait généralement et lui répondait de la même manière. Mais elle n'avait pas songé qu'en tant qu'humains, les serveurs du Merlotte's auraient du courir après Sam à chaque soucis. Ce qui pouvait rapidement se révéler embêtant pour la circulation ainsi que pour les consommateurs. « M'enfin, je vais pas refuser un demi-cocktail offert hein ! » lança-t-elle en haussant les épaules. Et, joignant le geste à la parole, elle leva le verre à ses lèvres, avala une gorgée du doux liquide avant de redevenir sérieuse et d'enfin se présenter à la jeune femme terrifiée.
Hésitante, la rouquine répondit : « Je m’appelle Sally... » La blonde sourit. C'était joli, Sally, comme prénom. Elle lui répondit gentiment qu'elle n'avait rien à craindre d'elle, ce à quoi la douce enfant répondit avec beaucoup de sens qu'on l'avait mise en garde contre les dents pointues. Un rire silencieux traversa la vampire avant qu'elle ne s'adresse de nouveau à la serveuse. « Quiconque t'a dit cela a bien raison, dans le fond ! » Les images des affreux gigolos qui tuaient pour leur amusement et pour mettre la zizanie lui revenaient en mémoire. Elle ne comprenait décidément pas ces sombres individus. Célia avait bien tenté de lui expliquer l'effet de la vie en nid pour les vampires. Elle ne parvenait pas à considérer ce comportement. C'était tout simplement... inhumain. Cynisme, quand tu nous tiens. Mais, face à ces cas isolés de méchanceté pure, il y avait tous les vampires comme elle, Célia ou John, des êtres emplis de compassion et d'amour, parfois bien meilleurs que le meilleur des hommes. Elle songeait au regard empli de sagesse de certains vampires qu'elle avait pu croiser aux réunions de l'association de sa colocataire, elle se souvenait des premiers jours de leur amitié. Son âme – parce qu'elle était persuadée d'en avoir toujours une – se remplissait de joie et de tendresse face à tous ces instants gardés précieusement en mémoire. « Mais se méfier ne veut pas dire craindre systématiquement sans donner une chance, n'est-ce pas ? » reprit-elle sur un ton plus doux. « Nous sommes, au même titre que les humains, des individus. Tu connais l'expression 'il y a des cons partout', non ? » fit-elle avec un petit rire. « Eh bien, ça vaut aussi pour nous. Il y a d'affreux personnages comme ce vampire que tu as pu voir à la télé. Tout comme il y a d'horribles bonshommes tout ce qu'il y a de plus humains qui s'amusent à torturer des enfants, à tuer des innocents de façon horrible. » Son regard se troubla un instant. Elle se rappelait les affaires horribles dont elle entendait parler à la télévision. Mais elle se força à sourire et reprit, plus enjouée : « Et puis, il y a tout un tas de gens tout à fait honnêtes et gentils, qui ne demandent rien de plus que de pouvoir vivre parmi vous. Comme moi ! » finit-elle, très fière de sa tirade. Si elle continuait ainsi, elle allait devenir l'une des porte-paroles de l'association de Celia. Cette idée saugrenue lui attira un rire méchanique.
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Sally Devereaux


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MessageSujet: Re: like all good fruit the balance of life is in the ripe and ruin (sally × jules).   Mer 29 Jan - 17:32

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Douée pour déceler les odeurs ? Pourquoi ne pouvait-elle s’empêcher de dire n’importe quoi ? Voilà qu’au lieu de limiter sa méfiance, elle n’allait faire qu’accroître la curiosité de la vampire pour elle, et pour le savoir pas la peine de lire dans ses pensées. Elle s’était encore mise dans un fichu pétrin. Elle avait cru qu’il serait facile de se faire passer pour une humaine ordinaire, mais elle découvrait à présent que c’était loin d’être le cas. Il y avait tant de choses qu’elle ignorait, c’était si compliqué qu’elle ne comprenait pas comment arriver un jour à se sentir à l’aise avec les diverses coutumes de cet étrange monde. Du moins fallait-il encore qu’elle survive jusque là, et si elle continuait de faire des gaffes dans ce genre, ça risquait de ne pas durer. Elle aurait voulu ajouter quelque chose pour se justifier, mais étant donné qu’elle ne parvenait pas à trouver d’explication vraiment convaincante, elle craignait de ne faire qu’aggraver son cas plus qu’autre chose. Au moins, la blonde finit par desserrer son étreinte autour de son poignet. A cet instant la respiration de Sally se fit légèrement plus calme, témoignant de son soulagement. Elle se sentait déjà un peu mieux et capable de réfléchir maintenant qu’elle ne sentait plus son contact sur elle.

Mais elle n’était pas tirée d’affaires pour autant. Elle tenait à tout prix à ne pas froisser la cliente, qui en plus était susceptible de se jeter sur elle pour la dévorer, ce qu’elle aimait mieux éviter. Néanmoins, la réflexion de la jeune femme la plongea dans une certaine perplexité. Elle offrait la consommation parce qu’elle avait entendu d’autres de ses collègues le faire, mais il ne lui était jamais venu à l’esprit que Sam devait être d’accord pour ça. Néanmoins, à choisir elle préférait encore subir les remontrances de son patron plutôt que contrarier la vampire. « Oh ne vous en faites pas pour ça, je vais me débrouiller avec lui, il sera d’accord. » En vérité elle n’en était pas certaine, mais la blonde n’avait pas besoin de le savoir. Et elle fut soulagée de voir que la jeune femme semblait finalement accepté ce qu’elle venait de dire sans trop discuter. Bon, à présent il fallait qu’elle se sorte de cette situation. Elle n’avait pas franchement envie de lui donner son identité, mais elle se disait qu’elle n’avait pas vraiment le choix. Et puis, peut-être que ça la rendrait sympathique à ses yeux, on pouvait toujours l’espérer du moins. Elle ne chercha pas à lui mentir, préférant lui avouer clairement qu’elle se méfiait des vampires. Les paroles de Jules avaient tendance à la rendre confuse. Devait-elle la croire ? Devait-elle croire qu’elle n’allait pas lui faire de mal ? Elle n’en était pas vraiment certaine, loin de là. Mais en même temps, son visage angélique lui donnait envie de croire le contraire. Pourquoi, mais pourquoi ne pouvait-elle pas lire dans ses pensées ? Elle disait qu’on avait eu raison de lui signifier de se méfier des vampires... y avait-il un message caché là dedans ? Elle n’était pas certaine d’avoir très envie de le savoir.

Néanmoins, malgré elle, les paroles de Jules l’intéressaient. « Peut-être... mais si on se méfie, on a plus de chances de rester en vie, non ? » Elle se sentait plus apaisée par la douceur de sa voix. Visiblement, elle cherchait à gagner sa sympathie et malgré ses réticences, Sally devait bien admettre que ça commençait à fonctionner sur elle. Elle venait toujours juste d’arriver dans ce monde et toutes les informations étaient bonnes à prendre. Toute sa vie on lui avait dit que les vampires n’étaient rien d’autre que des monstres sanguinaires. Elle était tout juste en train d’admettre que ce n’était peut-être pas forcément vrai. « Nous aussi nous sommes... » Elle s’arrêta brutalement, se rendant compte de la gaffe qu’elle était sur le point de commettre. « Enfin je veux dire... il y a beaucoup de personnes différentes... chez nous les humains... » Elle regretta soudainement de ne pas avoir un verre à boire elle aussi. Mais Jules avait marqué un point : les fées passaient pour des êtres naturellement bons mais il suffisait de connaître les agissements de la Reine Mabb pour comprendre que ce n’était pas forcément le cas. Quoiqu’il en soit elle avait failli se trahir, il valait mieux qu’elle fasse un peu attention. Elle s’accouda sur la table et s’approcha un peu. « D’accord, je veux bien vous croire mais... Comment fait-on pour différencier ceux en qui on peut avoir confiance des autres ? » Quand on ne pouvait pas lire dans les pensées. C’était peut-être une question qui pouvait paraître bizarre mais elle ne s’en rendit pas vraiment compte.
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Jules Weasley


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MessageSujet: Re: like all good fruit the balance of life is in the ripe and ruin (sally × jules).   Mer 5 Fév - 8:31

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Lorsque la serveuse lui assura que le patron serait d'accord pour le geste commercial qu'elle avait proposé un instant plus tôt, Jules sourit et leva à nouveau son verre, comme si elle proposait un toast bien que son vis-à-vis n'ait rien à boire, et porta la boisson à ses lèvres. Ils devaient probablement avoir un accord préalablement établi, ou bien Sam avait-il donné lui-même l'ordre de proposer un remplacement s'il y avait un quelconque souci. Haussant les épaules, la vampire abandonna ces idées sans grand intérêt. Elle laissa son regard balayer rapidement la salle dans laquelle elles se trouvaient. Pour une raison qui lui échappait, elle avait l'impression d'être dans une sorte de bulle depuis qu'elle avait engagé la conversation avec la jolie rousse. Pourtant, tout autour de la table à laquelle elle s'était assise, la vie continuait son train. Elle croisa comme toujours quelques regards hostiles dans leur direction. Certains se demandaient même visiblement si la petite nouvelle n'était pas comme Sookie Stackhouse, une fangbanger avertie mais plus discrète. Jules se retint à peine de lancer ses crocs à la figure de certains imbéciles notoires. Entre ceux qui ne l'accueillait qu'à coup de slogans racistes anti-vampires et ceux qui passaient leur temps à faire des commentaires ouvertement sexuels, voire carrément pervers, elle avait envie de refaire la tronche – ou l'éducation, dans ses bons jours – de tous ces idiots finis.

Elle inspira machinelement de l'air, ce qui eut l'effet d'un électrochoc et son attention se posa immédiatement sur l'origine de la douce odeur. Sally, l'énigmatique serveuse maladroite mais si mignonne, qui se méfiait des vampires comme de la peste. Reprenant rapidement le contrôle de ses pulsions, la blonde sourit avant de se lancer dans un laïus sur la cohabitation entre les humains et les vampires, qu'elle ponctuait de nouveaux sourires aux teintes variées. Elle ne put s'empêcher de laisser son esprit dériver rapidement vers Célia, mais surtout vers sa mère biologique. Elle se demandait parfois ce qu'elle serait devenue si le salopard qui l'avait transformée ne l'avait pas fait. Pour elle, il n'était un salaud que parce qu'il les avait créé, elle et ses défunts frères et sœurs, pour qu'ils commettent des massacres. Elle ne lui en voulait en revanche pas un seul instant pour sa transformation. Malgré tout, la question demeurait. Quelle aurait été sa position si elle avait encore été sous la tutelle de sa génitrice ? Vu les regards que cette dernière lui lançait quand elles avaient le malheur de se croiser, elle ne pouvait qu'imaginer qu'elle aurait fait partie des manifestants anti-dents pointues. Elle ignorait même si elle aurait été capable de s'émanciper un tant soit peu de la tutelle de cette femme sans la rupture brutale qui les avait séparées.

« Peut-être... mais si on se méfie, on a plus de chances de rester en vie, non ? » L'intervention de Sally la coupa soudain dans ses rêveries. C'était pour le mieux, car Jules pouvait devenir plutôt sombre et ne plus piper mot pendant quelques longues heures si elle se perdait dans les méandres de son passé et de son présent alternatif. Après avoir machinalement avalé une nouvelle gorgée, elle sourit et acquiessa de la tête, avant qu'une pensée ne lui traverse l'esprit, sans aucun rapport avec la discussion qu'elles avaient : « Dites moi, Sally, vous ne voudirez pas vous  prendre un verre pour m'accompagner ? » lança-t-elle avec naturel, une expression interrogative sur son visage de poupée. Elle retourna au sujet précédent en un rien de temps, comme si c'était tout à fait naturel : « Certainement, » fit-elle en grommelant, réfléchissant déjà à une manière de détourner cette méfiance dans une confiance limitée. Mais son précédent argument semblait avoir atteint sa cible, puisque Sally continua d'elle-même, admettant que les humains avaient aussi commis leur part d'atrocités. « D'autant qu'avec le sang synthétique maintenant, on n'a plus nécessairement besoin de vous, » ajouta Jules avant de réaliser que cette phrase pouvait avoir quelque chose de troublant pour quelqu'un comme son interlocutrice, qui avait déjà une peur bleue de sa race. Elle se racla la gorge, mal à l'aise. Même elle, qui pourtant avait l'un des régimes les plus stricts qui soient, se permettait de temps à autre de croquer dans une vraie veine. Ce n'était pas tellement le goût du TruBlood qui la dérangeait, contrairement à certains vampires. Elle s'y était habituée depuis si longtemps qu'elle le trouvait plutôt bon. Mais la sensation du sang chaud qui coulait dans sa gorge avait quelque chose d'enivrant. Boire un liquide inerte n'avait rien à voir quant à cette sensation précise.

Chassant de son esprit ces images bien trop appétissantes, elle inspira doucement et se concentra pour que l'odeur ne la trouble plus jamais autant qu'elle l'avait fait préalablement. Après tout, la serveuse du Merlotte's ne pouvait pas être l'unique détentrice d'un tel arôme et elle voulait éviter toute sorte d'accident si elle recroisait un individu de ce type dans d'autres circonstances, moins propices au contrôle. Elle se mordit légèrement la lèvre inférieure sous le coup de l'effort, laissant perler une goutte rouge qu'elle attrappa finalement avec le bout de sa langue. Mais l'odeur était devenue tolérable et elle put se remettre à respirer à peu près normalement sans ressentir l'envie urgente de sauter à la gorge de la rousse. « D’accord, je veux bien vous croire mais... Comment fait-on pour différencier ceux en qui on peut avoir confiance des autres ? » Jules planta son regard bleu dans les yeux noisettes de la serveuse. C'était une excellente question. Elle se permit donc quelques instants de réflexion avant de dire des sottises. Finalement, tout en hésitant et en parsement son discours de silences et de euh, elle se lança : « C'est... C'est une bonne question. Un rire nerveux franchit ses lèvres à ce moment. Ce n'est pas nécessairement écrit sur le visage du vampire, c'est vrai, mais la plupart du temps on peut quand même déceler des... attitudes, des regards... Je ne sais pas comment l'exprimer. Les plus dangereux sont souvent provocants et n'ont pas tellement envie de se cacher et de prétendre être vous ou moi. Vous voyez ? questionna-t-elle en relevant son regard vers la jeune fille. Après, je vous avouerais franchement qu'il y a aussi des accidents. L'un de mes amis perd parfois le contrôle, parce que ce n'est pas toujours évident d'être en conflit permanent avec nos instincts. Mais dans ce cas il suffit d'avoir une petite bombe lacrymo et ça le réveille de sa transe... Et surtout, il ne faut pas garder une rancune envers tous les vampires si ça arrive ! » Elle n'était pas si bonne politicienne que cela, finalement. Si Célia l'avait entendu, elle aurait surement lever les yeux au ciel une bonne douzaine de fois et aurait laché un profond soupir pour la faire taire de toute urgence. Ce qu'elle disait n'avait absolument rien de rassurant. Plutôt le contraire. Mais, songea Jules, c'était peut-être mieux ainsi. Après tout, selon elle, le meilleur moyen de s'assurer la confiance de quelqu'un était d'être honnête.
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Sally Devereaux


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MessageSujet: Re: like all good fruit the balance of life is in the ripe and ruin (sally × jules).   Dim 23 Fév - 19:11

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En vérité, elle n’était pas certaine de ce que Sam penserait de son geste, mais il lui avait bien dit qu’il fallait toujours satisfaire les clients. Et en l’occurrence, ce qui s’était passé était de sa faute uniquement, elle pouvait difficilement blâmer la vampire, même si c’était justement elle qui lui avait fait peur et provoqué sa maladresse. Ce qu’elle ne dirait certainement pas à voix haute, par crainte de s’attirer ses foudres. Tout ce qu’elle voulait, c’était éviter les ennuis, rien de plus. C’était déjà assez difficile de se faire passer pour une humaine ordinaire sans avoir besoin d’en rajouter en se mettant cette femme à dos. Il lui fallait se montrer conciliante en attendant de savoir exactement ce qu’elle voulait. Il est vrai que d’un point de vue totalement objectif, elle n’avait pas l’air bien méchante, pas l’air en tout cas de quelqu’un qui lui aurait voulu du mal. Mais les apparences pouvaient être très trompeuses, elle ne le savait que trop bien, surtout en ce qui concernait les vampire. Après ce qu’elle avait vécu, ce qu’on lui avait raconté, elle ne pouvait pas ne pas avoir peur. C’était peut-être à tort, mais elle préférait être prudente, surtout que, face aux vampires, elle était pratiquement désarmée. Elle n’avait que sa lumière et n’avait pas vraiment l’habitude de s’en servir de cette manière.

Elle était désormais assise, face à elle. Même si elle n’était toujours pas vraiment à l’aise, elle avait néanmoins réussi à se détendre un peu, voyant que Jules n’avait apparemment pas l’intention de lui sauter à la gorge. Du moins, pas tout de suite. Elle restait sur ses gardes, mais ne voyait plus de raison de s’enfuir. En réalité, elle se sentait éprouver peu à peu de la curiosité à son égard. En dehors de ce qu’on lui avait raconté, elle en savait bien peu sur les vampires. Elle les évitait et préférait ne pas y être confrontée. Peut-être était-ce en réalité une occasion inespérée d’en savoir un peu plus. Des informations qui pourraient toujours lui être utiles par la suite, même si elle n’était pas dupe : la blondinette était peut-être bien raisonnable comme elle le prétendait, ne se comportant pas comme une bête sauvage. Mais la petite fée savait quel effet son sang avait sur les créatures comme elle. C’était une véritable tentation, puis une drogue une fois que le vampire y avait goûté. Une merveilleuse friandise. Sauf qu’elle n’avait pas la moindre envie de l’être. Elle préférait largement pouvoir marcher tranquille dans ce monde sans avoir à être inquiétée, mais il fallait croire que c’était difficile.

Elle commença à réellement discuter avec Jules au sujet de la confiance qu’elle devait ou non accorder aux vampires. Lorsque celle-ci lui proposa de boire un verre avec elle, la gêne fit de nouveau son apparition, tant elle craignait par son refus de la mettre en colère. « Euh... Je ne crois pas que j’ai le droit... Je suis censée être en service... » Si elle n’avait pas eu peur des conséquences, elle l’aurait pratiquement suppliée de lui pardonner ce manque de courtoisie. Elle n’avait aucune envie de perdre son travail, et puis le motel dans lequel elle dormait lui coûtait suffisamment cher sans qu’elle ait besoin de dépenser de l’argent à tort et à travers. Dormir dehors eut été bien pire. Elle avait un visage de poupée, un visage innocent et pourtant la fée se refusait à trop se laisser aller à lui faire confiance. Pas tout de suite en tout cas. Elle demeurait sur la réserve, sur la défensive, même si la barrière qu’elle avait dressée entre elles semblait peu à peu s’abaisser. En revanche, lorsqu’elle entendit sa remarque sur le sang synthétique qui rendait l’humanité obsolète, elle écarquilla les yeux. Qu’est-ce que cela pouvait bien signifier ? Simplement qu’ils n’avaient plus besoin de boire du sang humain ? Ou que ceux-ci pouvaient disparaître ? Si c’était cette dernière option, c’était plutôt mauvais signe. Elle n’osa cependant pas le lui demander clairement et se contenta de bredouiller quelques paroles vagues. « Oui, sans doute... » Elle n’était cependant pas convaincue. Elle n’était pas vampire, elle ne pouvait pas lire dans leurs pensées, mais elle se doutait que le Tru Blood ne devait pas être aussi appétissant que le sang à la source. Sinon, tous auraient cessé d’en boire, non ? Quoique le désir de faire preuve de cruauté en aurait de toute façon poussé beaucoup à continuer.

Enfin venait la question dont la réponse l’intéressait plus que tout : comment faire pour savoir si un vampire en voudrait à sa vie, ou s’il se contenterait de passer son chemin, peu intéressé par l’idée de la croquer ? C’était là la clef qui lui manquait pour pouvoir vivre en toute tranquillité, ou du moins plus en sécurité. Mais elle n’était pas complètement naïve : elle doutait honnêtement que de tels signes de reconnaissance existent, mais sait-on jamais après tout. Elle n’était pas certaine de savoir quoi penser de la réponse de Jules. Déjà elle devait se méfier des vampires provocants. C’était un point acquis. Mais elle doutait que ce soit totalement suffisant. Si les vampires étaient comme les humains, ils devaient pouvoir aussi cacher leurs réelles intentions. Sauf que cette fois-ci, elle ne pouvait pas lire dans leurs pensées. « Un accident ? Mais... » Voilà qui ne la rassurait absolument pas. S’il pouvait y avoir un accident pour des humains, elle ne pouvait imaginer pour des fées... « Et vous... est-ce que... est-ce que ça vous arrive souvent ? » demanda-t-elle d’un ton incertain. Juste histoire de savoir si elle devait s’attendre à quelque chose de ce genre ou pas. Autant y être préparée. Elle n’avait pas de bombe de nitrate d’argent, comme Henry, mais elle avait au moins sa lumière pour se protéger, c’était déjà ça. Quoiqu’elle aurait préféré éviter d’avoir à le faire devant tout le monde, en plein milieu du Merlotte’s.  
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Jules Weasley


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MessageSujet: Re: like all good fruit the balance of life is in the ripe and ruin (sally × jules).   Jeu 6 Mar - 23:16

Sally × Jules
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Cela faisait bientôt une demi-heure que Jules monopolisait la nouvelle serveuse du Merlotte's, mais cela lui était totalement égal. Comme souvent lorsqu'elle entrait dans une conversation qui l'intéressait, elle ressentait cette étrange sensation d'être isolée dans une bulle avec son interlocuteur, tout en gardant une conscience accrue de ce qu'il se passait autour d'elle. C'était quelque chose qu'elle avait du mal à exprimer, elle-même n'étant pas sure de comprendre vraiment comment s'agençaient ces deux ressentis opposés. Ainsi, même si elle était focalisée sur Sally, la rousseur de ses cheveux, la douceur évidente de sa peau, le sucré de son odeur, la lueur de son regard, elle voyait du coin de l'oeil les groupes attablés autour de leur étrange duo. Elle repérait les allés et retours des collègues de la jeune humaine et les points nerveux dans la salle. Mais la vampire était toute entière remplie par sa conversation avec la créature fascinante.

Elle prit une nouvelle inspiration et son regard se troubla. Elle commençait tout juste à s'habituer au parfum unique de la serveuse. Si elle ne ressentit pas l'urgence de sauter à son cou, cela avait tout de même sur elle un effet enivrant. D'avantage comme un bien-être. Comme un câlin à distance. Elle avait envie de se coller à Sally et d'inspirer à pleins poumons pour se remplir de cette douceur fruité. A force de trop y penser, elle sentit le désir monter en elle et ferma les yeux un moment, pour reprendre ses esprits, reprendre le contrôle. Presque pour se convaincre elle-même, elle mentionna alors le TruBlood, cette boisson absolument magique qui lui avait sauvé la vie – elle en était certaine. Elle n'aurait jamais pu survivre s'il lui avait fallu s'attaquer systématiquement à des humains innocents et inconscients du danger, et effacer leur mémoire ou les tuer. Elle secoua machinalement la tête. Elle y avait souvent songé. Sa transformation avait eut lieu à peine quelques semaines avant la Révélation, et boire du sang humain l'avait tout de suite dégoûtée. Le sang synthétique lui avait permit d'apprendre à se contrôler et à aimer sa nature, elle en était absolument convaincue. Et elle se considérait de fait comme extrêmement chanceuse.

Pour surmonter le léger trouble qui s'était installée en elles deux suite à cette phrase maladroite, Juliet se lança dans une tirade, laissant peut-être trop les mots couler à leur gré. Plus elle parlait et plus elle avait envie de sortir d'elle-même pour se faire taire. Pourtant elle continuait, sous les yeux atterrés de la jeune rousse, qui se remplissaient davantage chaque instant de méfiance. Malgré tout, la blonde considérait qu'elle faisait la bonne chose. Cela ne servait à rien de mentir, d'enjoliver les choses, surtout quand les témoignages inverses abondaient dans tous les sens. Entre Russel Edington, les peurs de Sally, le discours omniprésent pro-humain, la montée de la haine anti-surnaturels, elle ne voyait honnêtement pas l'utilité de nier en bloc alors qu'on pouvait si aisément prouver que les vampires n'étaient pas tous des saints. Elle haussa donc les épaules finissant, l'air à la fois peu convaincue, mais ravie. Sa sensibilité de vampire lui permettait, en plus de tous les dons qui semblaient évidents tels que les sens développés, la résistance ou la vitesse, de ressentir davantage d'émotions. Si elle était donc remplie trop souvent de sentiments contradictoires, elle aimait cette sensation car elle se sentait pleine, complète, remplie. Elle n'avait plus l'impression de manquer de quelque chose, comme c'était le cas systématiquement durant sa vie humaine.

« Un accident ? Mais... – Oui, oui, » grogna la vampire. Pourquoi fallait-il toujours que les gens ne retiennent que le négatif de ce qu'elle racontait ? Le pessimisme qui s'élevait trop souvent à son goût contre son optimisme inquiétant la rendait légèrement blasée. Elle haussa donc de nouveau les épaules. Après tout, les vampires devaient réellement se battre pour résister à leur envie de plonger leurs crocs dans une artère. Les humains qui s'adonnaient à des crimes terribles, qui battaient leurs femmes, qui humiliaient et touchaient leurs enfants, qui massacraient sans raison ; eux n'étaient pas stigmatisés comme la règle. « Et vous... est-ce que... est-ce que ça vous arrive souvent ? » demanda alors Sally. Ah, ça c'était déjà plus logique. Tout à fait hors de propos, un large sourire étira les lèvres de Jules : « Sans me vanter – elle ne put tout de même s'empêcher de se dégager le visage d'un jet de cheveux rapide – je suis plutôt douée dans tout ce truc de régime et de végétarisme. Il paraît que c'est comme ça qu'on dit, du végétarisme. Vous trouvez ça logique, vous ? » Elle haussa un sourcil dubitatif. Elle n'avait jamais vraiment compris cette appelation, car elle ne voyait pas la similarité qu'il pouvait y avoir entre de la viande et une artère remplie de sang chaud et vif, pas plus qu'entre une bouteille de TruBlood et une botte de carottes. Mais elle avait adopté cela par pur conformisme. Après tout, elle avait été une victime de la mode dès qu'elle avait pu être influencée, et ce n'était certainement pas le fait d'être une vampire qui allait changer cela. Ce n'était pas pour rien qu'elle était surnommée Vampire Barbie...
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Sally Devereaux


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MessageSujet: Re: like all good fruit the balance of life is in the ripe and ruin (sally × jules).   Sam 15 Mar - 17:58

Like all good fruit the balance of life is in the ripe and ruin

Elle aurait dû être en train de servir les clients du Merlotte’s à ce moment là. Mais bizarrement elle n’y pensait plus vraiment. Toute son attention était tournée vers la vampire, qu’elle craignait et qui en même temps l’intriguait beaucoup. Elle était cependant surprise que personne ne soit venu lui tapoter l’épaule en lui demandant si elle voulait bien avoir l’obligeance de reprendre le travail. Depuis combien de temps était-elle assise face à la blondinette ? Un quart d’heure, vingt minutes, une demi-heure, peut-être davantage ? Allez savoir... Elle avait perdu toute notion du temps, ce qui n’était pas étonnant au vu du nombre de sentiments assez intenses qui l’avaient traversée au cours de ces dernières minutes. Elle aurait sans doute dû l’interrompre et se lever pour travailler, mais la peur l’avait retenue de faire quoi que ce soit de ce genre.

Puis la peur s’était transformée en autre chose, une sorte d’intérêt quand la vampire avait commencé à lui parler de ceux de son espèce. Elle n’était là que depuis peu de temps mais elle s’était rapidement rendue compte que la réalité ne correspondait pas vraiment à tout ce qu’on lui avait raconté, principalement parce que les temps avaient changé : les vampires n’étaient plus seulement des créatures de l’ombre mais désormais vivaient parmi les humains et étaient, en théorie du moins, acceptés par la société. Ce qui ne l’arrangeait pas. Car oui, elle avait peur. Elle se demandait s’il aurait été mieux ou pire de vivre avec un ennemi caché dans l’ombre. Elle détestait savoir qu’ils se trouvaient là, parmi eux et qu’elle pouvait potentiellement faire de très mauvaises rencontres. Elle détestait le fait de ne pas pouvoir deviner leurs pensées, de ne pas pouvoir savoir quelles étaient leurs réelles intentions. A moins de savoir les manipuler, les pensées ne trompaient jamais. Et voilà qu’à présent, elle se trouvait obligée de scruter le visage de son interlocutrice, d’analyser ses gestes, ses paroles, le ton de sa voix afin d’avoir quelques indices. Difficile quand on n’en avait pas l’habitude.

Elle avait beau être un peu plus rassurée par les paroles de Jules, elle restait tout de même sur ses gardes, mais elle ne pouvait pas dissimuler l’intérêt qu’elle éprouvait pour elle. Lorsqu’elle sembla mécontente, elle eut un léger mouvement de recul, craignant de l’avoir vexée. Mais heureusement, le sourire de la jolie blonde ne tarda pas à réapparaître sur son visage. Elle voulait savoir si, potentiellement, Jules pourrait être du genre à lui sauter dessus, attirée par son odeur si particulière. Elle n’était pas certaine de tout comprendre à son explication, mais ça lui semblait plutôt difficile. « Végé... végétarisme ? Vous voulez dire comme les légumes ? » Elle avait du mal à comprendre ce que ça venait faire là-dedans. A moins que les légumes n’aient fait partie du régime de la vampire ? Cette explication lui semblait douteuse, mais elle en avait tant vu depuis qu’elle était arrivée ici qu’au fond elle n’en aurait été qu’à moitié surprise. « Non pas vraiment... Je ne comprends pas, en quoi est-ce du végétarisme ? » demanda-t-elle, perplexe. Elle se rendait compte qu’il y avait encore beaucoup de choses qu’elle ignorait sur le sujet des vampires et peut-être que son interlocutrice pourrait lui en apprendre davantage.

Elle voulait volontiers la croire sur parole, croire qu’elle ne se nourrissait pas de sang d’êtres vivants mais uniquement de Tru Blood. Sauf que quelque chose la gênait. Il lui fallut un peu de temps avant de comprendre ce que c’était exactement : son regard. Elle la fixait d’une manière qui la gênait vraiment. Au bout d’un moment, Sally n’y tint plus et ne put s’empêcher de faire preuve de franchise. « Excusez moi mais... vous pourriez arrêter de ne plus me regarder comme ça ? J’ai l’impression d’être une friandise... » Elle aurait voulu se montrer plus ferme mais flancha au dernier moment et s’exprima de manière hésitante et timide. La vampire ne s’en rendait peut-être pas compte, mais ça devenait particulièrement effrayant. Elle savait l’effet que ceux de son espèce avaient sur ces créatures et avait peur que toute la motivation de Jules ne suffise pas à réfréner ses pulsions. Après tout, les fées étaient plutôt rares ici et il était plus que possible qu’elle soit la toute première qu’elle ait rencontrée. Comment savoir qu’elle serait dans ce cas précis aussi forte qu’elle le prétendait ?
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Jules Weasley


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MessageSujet: Re: like all good fruit the balance of life is in the ripe and ruin (sally × jules).   Jeu 27 Mar - 10:55

Sally × Jules
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Comme les légumes, c'était exactement ce qu'elle s'était demandé la première fois qu'elle avait entendu quelqu'un utiliser cette expression. Un sourire amusé prit place sur le visage de poupée de Jules Weasley face à la réaction de la rouquine. Visiblement, elle n'était pas la seule à qui cela posait problème ; et dans un sens, cela la rassurait. Elle avait tellement prit l'habitude de l'entendre dans la bouche de ses compagnons qu'elle ne se posait plus de questions. Pour autant, elle trouvait cela étrange et se sentait bien seule dans cette interrogation. Sally lui relança la question, comme une boule puante ou un objet brulant qu'on se renvoie systématiquement pour ne pas en hériter durablement. La vampire commença par hausser les épaules, incapable de répondre réellement à la question de l'humaine : « Hm, j'en sais rien. » Un sourire désolée remplaça le précédent, tandis qu'elle continuait tout de même à y réfléchir. Elle tendit le bras vers son cocktail pour en avaler une nouvelle gorgée, les yeux dans le vide, pensive. « Il y a des gens qui disent que se contenter de TruBlood, c'est comme ne manger que du tofu, » finit-elle par lancer, « peut-être que ça vient de là. »

Son regard flou se déposa sur le visage de la serveuse avec une expression de bienveillance. « Je n'comprends pas non plus cette expression, mais je pense que ça doit avoir à faire avec le fait de se priver d'une certaine part de son alimentation par éthique.. Tu vois ce que je veux dire ? » Sa voix était hésitante, interrogative. Devoir expliquer un concept qu'on ne comprend pas soi-même peut être un exercice tout aussi périlleux qu'intéressant : en devant répondre aux interrogations de la jeune femme, Jules comprenait un peu mieux ce qui lui semblait auparavant totalement illogique. Elle trouvait toujours le mot mal choisi, cela dit. Elle finit par hausser les épaules d'une manière qui semblait signifier qu'au fond, tout ça n'avait pas grande importance. Elle se recula, se calant contre le dossier dur de la chaise sur laquelle elle était assise. Pour un peu, elle aurait pu laisser passer un bras de l'autre côté du dossier, histoire de souligner la nonchalance de sa nouvelle posture.

En réalité, si elle tentait d'adopter une attitude aussi peu impliquée, c'était également en partie pour résister à la tentation qu'offrait Sally. Sally la petite humaine, la serveuse, la rouquine. Sally à l'odeur vicieuse : le parfum qu'elle dégageait semblait prendre un plaisir sournois à trouver toutes les façons possibles d'atteindre l'odorat de la blonde. Elle savait se contrôler. Elle savait qu'il n'y avait pas de risque qu'elle saute à la gorge de la demoiselle. Mais ce parfum n'était pas normal, il n'était pas naturel. Il était différent, et elle commençait à se demander si, réellement, face à lui elle pouvait résister aussi facilement qu'avec les autres humains. Elle n'avait jamais eut à lutter à ce point contre ses instincts de vampire. Elle ne comprenait pas ce qu'il se passait, ce qu'il lui arrivait. Elle était comme hypnotisée par la veine jugulaire de la rousse tentatrice qui battait au rythme rapide de son cœur fragile et effrayé.

La voix de la-dite femme la sortit de sa pseudo-transe et elle releva le regard vers son innocent visage, papillonnant des yeux comme pour montrer son égarement. Une friandise. C'était exactement ce qu'elle était. Elle promettait autant de plaisir que les bonbons que sa mère avait toujours refusé à Juliet. La vampire sentit ses crocs prêts à sortir et dut se mordre la lèvre très fort, serrer les poings et fermer les yeux pour se retenir. Elle tenta de se calmer en bloquant sa respiration et finit par rouvrir les yeux pour rencontrer ceux de Sally, qui reflétaient l'état d'esprit de la jeune fille : entre l'énervement et la peur. Jules esquissa un sourire d'excuse : « Je suis désolée. Ca ne m'arrive jamais d'habitude, mais tu... tu as vraiment une odeur particulière, » finit-elle par avouer, ses yeux rencontrant immédiatement le sol. Elle avait honte.
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Sally Devereaux


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MessageSujet: Re: like all good fruit the balance of life is in the ripe and ruin (sally × jules).   Mer 2 Avr - 21:27

Like all good fruit the balance of life is in the ripe and ruin

Il y avait encore tant de choses qu’elle ne comprenait pas. Elle avait sincèrement cru que ce serait plus simple, naïvement sans doute. Elle avait l’impression que plus elle en apprenait, plus il y avait à apprendre. C’était sans fin et elle avait bien peur de ne jamais y arriver. Elle avait l’impression d’être en constant décalage avec les êtres vivants dans ce monde. Elle craignait que cela finisse par se voir, surtout auprès de vampires comme Jules, à qui elle s’acharnait à faire croire qu’elle était une humaine ordinaire. Mais elle sentait bien toute la difficulté de la chose, même si elle n’en avait pas un aperçu clair. Elle posait donc des questions, des tas de questions et écouta avec attention la réponse de la vampire qui lui faisait de moins en moins peur. Elle s’était souvent demandée quel goût avait le Tru Blood par rapport au sang humain. A sa réponse, elle fronça les sourcils, interloquée. « Du to... quoi ? » Elle n’avait aucune idée de ce dont elle parlait, si ce n’est qu’elle comparait la boisson pour vampires avec un aliment dont elle n’avait jamais entendu parler de sa vie. Etait-ce bon ou mauvais ? Si tous les vampires ne s’étaient pas mis au Tru Blood, c’était peut-être parce que ce n’était pas si bon que ça...

Elle commençait à avoir de moins en moins peur de la vampire qui répondait à ses questions avec une certaine bienveillance. « Je crois oui. Ca veut dire que tu ne manges pas de... personnes, c’est ça ? » Sauf qu’elle n’était pas une personne ordinaire. Elle était une fée et c’était justement ce qui lui faisait peur. Elle craignait que Jules ne parvienne pas à se contrôler en sa présence. Le sujet l’intéressait néanmoins sincèrement. Elle commençait peu à peu à comprendre que tout n’était pas blanc ou noir et que même chez les vampires il y avait tout type d’individus, pas uniquement des créatures assoiffées de sang comme celles qui avaient tué sa mère. En un sens, cela rendait les choses compliquées car elle ne pouvait que difficilement savoir à qui se fier. Dans le doute, mieux valait peut-être se montrer méfiante, mais elle se sentait légèrement coupable vis à vis de Jules.

Néanmoins, elle commençait à comprendre que même si certains vampires étaient plutôt amicaux, cela ne changeait en rien l’effet qu’elle avait sur eux : elle était comme une friandise géante, se baladant sous leur nez. Elle voyait ce regard chez la blondinette, un regard qui lui faisait froid dans le dos. Lorsqu’elle le lui fit remarquer, la vampire eut l’air si honteuse que Sally ressentit de la culpabilité. Elle commençait réellement à éprouver de la sympathie pour elle et elle n’avait pas envie qu’elle ait honte de quelque chose qui n’était visiblement pas de sa faute, même si ça lui faisait extrêmement peur. Elle commençait à se rendre compte qu’il n’était pas aussi évident pour un vampire de résister. Qu’il ne s’agissait pas seulement de cruauté, mais d’une faim réelle, d’une pulsion. Elle se sentit réellement mal à l’aise. Elle savait que dire la vérité aurait été une très mauvaise idée, mais peut-être que Jules se doutait déjà de quelque chose.

« Oui... je sais... » De nervosité, elle en avait dit peut-être plus qu’elle ne l’aurait dû. Elle tenta de se reprendre rapidement. « Enfin je veux dire... on me l’a déjà dit... » Elle imaginait que les humains devaient avoir des odeurs différentes en fonction des personnes, mais en vérité elle n’en savait rien au fond. Peut-être que Jules allait commencer à comprendre peu à peu qu’elle n’était pas vraiment humaine. Peut-être aussi qu’elle ne pourrait pas résister longtemps. Instinctivement, la fée se recula sur son siège. Bon, parmi tout ce monde elle n’oserait pas lui sauter dessus, si ? Elle préféra changer de sujet plutôt que continuer à parler d’elle. « Donc... tu fais quoi la nuit ? » Elle voulait savoir si elle avait un métier ou si elle s’occupait autrement. Elle n’en avait honnêtement pas la moindre idée et à présent qu’elle y pensait, c’était un sujet qui la rendait curieuse.  
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MessageSujet: Re: like all good fruit the balance of life is in the ripe and ruin (sally × jules).   Mer 23 Avr - 21:29

Sally × Jules
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Jules laissa un rire s'échapper d'entre ses lèvres. « Oui, voilà, je ne mange pas de personnes, » répéta-t-elle, amusée. Elle se garda de préciser qu'il lui arrivait de le faire sur les humains consentants. Même si cela n'avait en soi rien de choquant, puisqu'il s'agissait en général de ses amants d'un soir ou de ses conquêtes à longn terme, et qu'elle le faisait principalement durant l'amour, Sally avait l'air suffisamment effrayée pour qu'elle n'entre pas dans ce genre de détails. Elle en resterait donc aux bases pour ce soir. Les méninges dans le cerveau de la rouquine travaillait visiblement activement depuis le début de leur conversation et il ne s'agissait pas de le mettre en surchauffe en tentant de le nourrir d'informations à toute vitesse. De toute façon, du point de vue de la vampire, la serveuse était sa nouvelle meilleure amie et elles auraient donc de nombreuses occasions de parler dans le futur. Après tout, elles vivaient dans la même ville et avait au moins le Merlotte's en commun, un endroit où, certes, toute la ville passait du temps, mais en particulier, et c'était là que ça devenait intéressant, elles deux.
Jules balaya donc cette partie de leur conversation d'un geste évasif de la main tout en reprenant une gorgée du second cocktail que la jolie rousse lui avait servi. Ces débats sur les styles alimentaires des vampires avaient quelque chose de fatigant, et la blonde n'aurait pas dit non à un lit douillet, ou même à un canapée pour se vautrer à son aise. Mais elle allait devoir se contenter de la petite chaise de bar sur laquelle elle se trouvait. Ce n'était pas si mal que cela, elle aurait pu être faite de bois, et là, elle aurait eut une raison de se sentir à l'étroit. A la place, l'assise était confortablement rembourrée et les pieds étaient d'un espèce de plastique gris métallique solide. Elle inspira tranquillement et aussitôt, ses yeux se figèrent sur la veine jugulaire de Sally. Jules déglutit difficilement, empêchant ses crocs de sortir et ses traits de se transformer sous l'emprise de la faim. Elle jura mentalement, les poings serrés et collés à ses genoux, immobile. C'était pas normal, ce parfum enivrant. Le sang avait un effet particulier sur les vampires, elle en était parfaitement au courant, mais habituellement il fallait se laisser étourdir. La rouquine ne semblait pas être blessée et écorchée et la vampire ne pouvait pas mettre le doigt sur ce qui la rendait si appétissante. Sans aucune exposition directe au liquide rouge, elle devenait presque folle d'envie. Elle savait que selon les individus le parfum, le goût changeait. Elle l'avait déjà expérimenté. Mais elle n'avait jamais ressenti cela aussi fortement qu'en présence de l'intriguante nouvelle serveuse du petit bar.
Sally lui fit remarquer qu'elle la regardait d'un air assez peu poli ou agréable et Jules sortit rapdement de sa transe. Elle ne comprenait, et s'excusa platement, véritablement gênée. Elle avait honte. Pour autant, son sentiment d'embarras disparut à l'instant où la jolie rousse prononça quelques mots de plus. Elle savait ? Qu'est-ce que cela voulait dire ? Ouvrant des yeux ronds comme des soucoupes, la vampire eut soudainement un très mauvais pressentiment. « Oh... Oh ? » laissa-t-elle échapper d'entre ses lèvres tandis que son horreur augmentait. « Je suis désolée Sally ! » s'exclama-t-elle finalement. Après une dernière hésitation, elle ajouta : « Tu... tu as vécu une mauvaise expérience avec un vampire c'est ça ? » Confuse, elle aurait à cet instant précis voulu s'enterrer six pieds sous terre ou disparaître dans un trou de souris, loin de se douter qu'elle faisait fausse route. Elle se sentait tellement indélicate, à faire la pub des crocs à cette jeune fille, à lui conseiller de relativiser, alors qu'un horrible personnage avait peut-être cédé à la tentation de son odeur exquise et lui avait sauté au cou sans demander la permission. Cela expliquerait en outre la peur que ressentait la demoiselle face à Jules, malgré son apparence féminine.
Après que Sally l'eut rassuré, elle relança la discussion sur autre chose, un sujet parfaitement banal. La blonde lui sourit en retour, mal assurée : « Je suis étudiante. » Elle accompagna sa réponse d'un petit rire désabusé, consciente de l'effet que cette annonce produisait généralement. Une vampire, sur les bancs de l'université ? Cela semblait grotesque à la plupart des gens.
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Sally Devereaux


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MessageSujet: Re: like all good fruit the balance of life is in the ripe and ruin (sally × jules).   Jeu 15 Mai - 17:33

Like all good fruit the balance of life is in the ripe and ruin

Bon, cette vampire prétendait ne pas manger d’humains. C’était déjà ça. Elle ignorait pourquoi, mais elle avait envie de la croire. Au fil de leur discussion, elle s’était prise à commencer à éprouver de la sympathie pour la blonde. Sally n’était pas si méfiante de nature, au contraire, mais tout ce qu’on lui avait appris avait laissé en elle une profonde empreinte, si bien qu’à présent elle faisait son possible pour se montrer prudente et ne pas prendre de risque inutile. Elle avait déjà pu remarquer de visu l’effet qu’elle faisait sur les vampires, sans que ceux-ci ne le comprennent forcément. Pourtant, encore curieuse à l’égard de ce nouveau monde, elle voulait croire Jules, croire que les vampires n’étaient pas tous mauvais contrairement à ce que son père lui avait raconté. « Que du Tru Blood alors. » ajouta-t-elle, pour se rassurer en partie. Elle savait bien pourtant que le contrôle que les vampires exerçaient sur eux-même pourrait avoir des limites : à leurs yeux, elle était une friandise particulièrement délicieuse et à l’attrait pour ainsi dire irrésistible. Elle avait beau vouloir faire confiance à Jules, elle savait qu’il aurait été imprudent de se croire complètement en sécurité.

Elle n’avait pas envie d’insister trop longuement, sentant bien par le geste qu’elle venait de faire que la vampire n’avait plus envie de s’étendre sur le sujet. Elle aurait aimé changer de sujet, mais le malaise qui l’avait envahie l’en empêcha. La manière dont Jules la regardait était réellement terrifiante, même si la blonde ne semblait pas en avoir vraiment conscience. Elle n’avait pas besoin de lire dans ses pensées pour voir qu’elle fixait sa gorge du même air que Sally prenait lorsqu’elle se trouvait face à un gâteau au chocolat. Sauf que le gâteau lui n’était pas vivant. Instinctivement, elle remonta l’encolure de son tee shirt. Quelque part, au-delà de la peur, elle était désolée pour la vampire qui ne comprenait peut-être même pas ce qui lui arrivait. A moins qu’elle connaisse l’existence des fées, ce qui était plutôt rare. Soudainement beaucoup plus tendue, elle finit par le faire remarquer de but en blanc. Apercevoir un tel sentiment de honte sur le visage de la blonde la fit elle-même se sentir coupable, ce qui était en fin de compte plutôt paradoxal. Elle n’avait pu s’empêcher d’en dire un peu trop. Admettre qu’elle était consciente de l’attraction qu’elle pouvait exercer sur certaines créatures n’était définitivement pas une bonne idée. Elle regretta ses paroles presque immédiatement, mais il était trop tard de toute façon pour qu’elle les retire ou revienne dessus.

Mais heureusement, Jules les interpréta d’une toute autre manière, à son plus grand soulagement. Elle fut touchée par la compassion qu’elle manifestait à son égard. « Oui, plus ou moins... Ma mère a été tuée par un vampire quand j’étais bébé. On m’a toujours appris à m’en méfier. » Devant l’air totalement déconfit de son interlocutrice, elle n’eut pas le coeur à enfoncer davantage le couteau dans la plaie. « Mais ça ne fait rien. Vous ne pouviez pas savoir... » Elle ne savait pas très bien comment se comporter avec elle. Toute sa vie on lui avait rabaché à quel point les vampires étaient mauvais, qu’elle ne devait surtout pas s’en approcher et ce à n’importe quel prix. Mais à présent, elle n’était plus tout à fait certaine de ce qu’elle était censée croire. Ses certitudes vacillaient et elle était quelque peu déstabilisée par ce qu’elle découvrait. Elle sentait qu’elle allait devoir s’adapter, et il était probable qu’il lui faille un peu de temps. Mais elle était contente de parler à la jeune vampire.

Elle ne cacha pas sa surprise lorsqu’elle apprit que celle-ci était étudiante. Elle se demanda comment elle pouvait bien faire sachant qu’elle ne sortait que la nuit. Elle s’apprêtait à poser la question, quand la voix d’Arlene attira son attention. « On peut savoir ce que tu fais ? Y a des clients qui attendent ! » Confuse, elle signala qu’elle arrivait avant de se tourner de nouveau vers la blondinette. « Je suis désolée, je dois y aller. Contente de vous avoir parler. » Et elle le pensait sincèrement, bien que cette rencontre ait été plutôt étrange. Elle se leva et après l’avoir saluée d’un petit signe de tête retourna à son travail. Qui sait, peut-être qu’elles se recroiseraient un jour. 
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