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 Melisandre ~ Thou shalt (not) kill

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Melisandre E. Jasper


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MessageSujet: Melisandre ~ Thou shalt (not) kill   Dim 29 Juin - 13:30


Melisandre Elvire JASPER

 

 

 
❯ FEAT : Eva Green
Carte d'Identité

Le sujet Melisandre Elvire Jasper est un vampire de type féminin qui est circulation depuis 234 ans.   C'est plutôt quelqu'un de déterminée, élégante, froide, intelligente et manipulatrice mais aussi une fanatique religieuse bien que pécheresse, un peu illuminée voire complètement folle, provocatrice et séductrice, férue d'art et de littérature et enfin sans pitié face aux autres races, spécialement les humains.

☩ RACE : Vampire
☩ TRAVAIL/OCCUPATION : Trafiquante et tueuse à gages
☩ SIGNES PARTICULIER : Elle fume très souvent, des cigarettes longues le plus souvent. C'est une habitude, elle trouve que ça lui donne du style.
☩ ALIGNEMENT : Loyal mauvais
☩ DATE DE NAISSANCE : 9 juillet 1779
☩ NATIONALITÉ : Anglaise (née à Gloucester)
☩ CLASSE SOCIALE : Riche
☩ ORIENTATION SEXUELLE : Homosexuelle
☩ SITUATION : Mariée
☩ AI-JE ÉTÉ FICHE DANS LES CAMPS ? : Seigneur non!
☩ PLUS GRANDE PEUR : Faillir à la mission qu'elle pense avoir reçue de Dieu
☩ AMBITION(S) POUR L'AVENIR : Anéantir la race humaine. Rien que ça.



Mon pseudo est Lily, j'étais une fille la dernière fois que j'ai vérifié et j'ai 17 ans. Je fais un nombre de ligne très variable, je m'adapte à tout, et j'ai découvert le forum grâce à PRD. Ma fréquence de connexion sera d'à peu près 4/7 minimumet mon mot pour la fin sera Ben&Jerry's.
 


 

 Il y avait eu du bruit jusque Londres, lorsque Thomas, le plus jeune fils Salisbury, avait hérité de la demeure familiale du Gloucestershire. La famille Salisbury était l'une de celle où naître était une bénédiction: on héritait de la beauté, de bons gènes et d'une bonne fortune. Les bonnes familles de l'Angleterre entière voulaient assurer une union entre l'une de leurs filles et les Salisbury, et voilà que le dernier prétendant, le seul qui n'était pas encore marié, revenait au bercail de son exil volontaire à Dublin pour y prendre femme. De là-bas, il ramena plus que sa part de la fortune, abandonnant derrière lui les jeunes filles éplorées de l'Irlande où il avait vécu ses jeunes années; car si tous les membres de la famille ne brillaient pas par leur intelligence ou leur générosité, William était de ceux qu'il aurait fait bon épouser. Depuis des années, l'ont craignait que tel le fils prodigue, il revienne les mains et les poches vides. Mais ce ne fut pas le cas, il avait eu au jeu la chance familiale, et comblé de bénéfice, s'en venait oublier la folie et enfin se poser.

C'est donc en sa demeure de Gloucester que, trois années plus tard, en 1779, naquît la première enfant que Thomas avait eu de la noble anglaise qu'il avait mariée. C'était une fraîche matinée de juillet, balayée par le vent malgré un ravissant soleil. La descendance de Thomas Chesworth ne serait composée que de cette enfant: une fille du nom de Melisandre. Comme tous les Salisbury, on pouvait dès sa naissance prédire sa beauté: ses traits délicats, aux pommettes saillantes et ses lèvres fines témoignaient de sa génétique avantageuse. Dans ses yeux clairs brillait le même éclat, à la fois doux et froid, que celui de la lune se reflétant sur un étang. C'est dans la campagne anglaise, à l'ombre des légendes de fées, sorcières et autres lutins dont sa mère était friande, que Melisandre grandit. Elle était une enfant brillante, dans tous les sens du terme. Elle parlait avec l'accent des aristocrates anglais, hérité de ses deux parents. De sa mère, elle avait hérité de l'intelligence, et des Salisbury, la beauté. On savait déjà quel bon parti Melisandre serait, et un engagement fût pris dès ses jeunes années. Dès qu'elle serait en âge de se marier, Melisandre épouserait un noble irlandais, fils d'une connaissance que son père avait gardée. En attendant que vienne ce jour, elle devait être éduquée comme l'enfant de bonne famille qu'elle était.

On voulut lui apprendre l'art de l'équitation et de la chasse, de la danse et du piano. Très vite, Melisandre s'avéra meilleure chasseuse que son père, mais bien moins passionnée par la danse. Mais là où elle trouvait le plus grand plaisir, c'était dans l'art de la littérature. Au contact de Shakespeare, de Marlowe, sa sensibilité s'éveillait et l'embrasait de la passion des mots, la laissant épuisée et les lyeux pleins de larmes après des heures à réciter Hamlet comme si elle l'avait vécu. Si elle se plaisait à écouter les histoires de fées et de sorcellerie que sa mère aimait lui conter, elle n'y croyait pas une seconde, se référant plutôt à la Bible et au Dieu envers lequel elle avait foi et ferveur. Elle avait également reçu depuis son plus jeune âge une éducation religieuse complète, et elle aimait se rendre dans les différentes églises de Gloucester, simplement pour admirer leur architecture, écouter le son des cloches, allumer un cierge. Parfois même, émue de la splendeur de ce que l'homme créait au nom de son dieu, elle récitait un psaume.
"Je T'exalterai, mon Dieu, mon Roi, je bénirai Ton nom toujours et à jamais!  Chaque jour je Te bénirai, je louerai Ton nom toujours et à jamais. Il est grand, le Seigneur, hautement loué; à Sa grandeur, il n'est pas de limite. D'âge en âge, on vantera Tes œuvres, on proclamera Tes exploits. Je redirai le récit de Tes merveilles, Ton éclat, Ta gloire et Ta splendeur. On dira Ta force redoutable, je raconterai Ta grandeur."

Alors que les années passaient, Melisandre grandissait et sa foi avec elle. Elle se rendait à l'église plusieurs fois par semaine, jusqu'à plusieurs fois par jour, heureux celui qui croit sans avoir vu. Elle ne se souciait pas du lendemain, car elle savait que le Très-Haut marchait à ses côtés. Cependant, elle se souciait de la nuit. Au fil des ans, elle avait appris à se taire et à prier. Depuis sa plus tendre enfance, ce qui avait été pris pour un cauchemar, puis une hallucination, la hantait. On l'avait cru folle lorsqu'elle racontait que s'introduisait dans sa chambre, chaque nuit ou presque, un homme grand et fin dont elle ne voyait pas le visage, qui la regardait simplement avec bienveillance comme on veille sur un être aimé. Alors, Melisandre disait une prière, pour se rassurer, éloigner le démon, et sentir en elle la force du divin. "Le Seigneur est ma lumière et mon salut; De qui aurais-je crainte? Le Seigneur est le rempart de ma vie, Devant qui tremblerais-je?" Alors la silhouette souriait, attendrie, sans qu'elle ne puisse le voir.

A l'adolescence, Melisandre fut amenée à rencontrer le jeune homme avec qui elle devait se marier, Edmond. Il avait un visage chevalin et disgracieux, manquait de culture, de charisme et de conversation. Face à lui, elle semblait d'une autre espèce, comme si un monde les séparait. Il se moquait de sa foi et de sa passion, elle le ridiculisait lors de mémorables parties de chasse. Si leur entente cordiale cachait une haine, en privé, non dissimulée, il y avait une raison à cela. La liaison que Melisandre entretenait avec la soeur de son fiancé. Souvent, il lui disait que son dieu auquel elle croyait tant la punirait pour cela, qu'elle n'était qu'une pécheresse, un monstre, et qu'elles finiraient toutes deux en Enfer. Il avait parfois réussi à la faire douter, mais elle lui répliquait qu'elle était comme le Tout Puissant l'avait faite, et qu'elle sentait chaque jour sur elle Son regard aimant. Toujours, elle se rappelait de la pécheresse Marie-Madeleine. Melisandre avait confiance en son Dieu et elle savait qu'un jour, comme Madeleine, elle obtiendrait la rédemption. Mais ce jour n'était pas encore arrivé.

Lorsque le jour arriva, Melisandre le sut immédiatement. Elle avait déjà 33 ans et aurait dû être mariée à Edmond depuis bien longtemps. L'union était planifiée dans un mois et elle savait que cette fois, elle ne pourrait y couper. Des années, et des années qu'elle parvenait chaque fois à repousser l'échéance sous diverses excuses. On commençait à parler, des rumeurs à se répandre. Oui, lorsque le jour arriva, elle n'avait pas d'alternative, plus d'échappatoire.
Toute la journée, Melisandre avait senti que quelque chose allait arriver, quelque chose d'important. Et lorsque la nuit tomba, elle ne put fermer les yeux. Vers minuit, elle s'aventura finalement dans le jardin, et vit une silhouette qui se tenait là. Elle aurait reconnu cette silhouette entre mille. L'homme de son cauchemar, inchangé. Elle marcha vers lui et enfin, découvrit son apparence: son regard perçant, ses traits séduisants aux pommettes tranchantes, l'aura magnétique qui émanait de lui. Elle avait l'impression de contempler un ange. Elle n'aurait pas pu être plus proche et plus éloignée de la réalité à la fois. Il portait un costume à la dernière mode, il était grand et bien taillé, ses muscles finement ciselés mais puissants se devinaient sous le tissu. Dans son regard, elle lisait toute l'affection qu'il avait pour elle. Pourtant, une sourde terreur étreignait son cœur exalté: et si c'était un défi que Dieu lui envoyait et qu'il lui fallait surmonter? Elle commença alors à faire ce qu'elle savait faire de mieux: réciter un psaume. "Quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, je ne crains aucun mal..." Et ce fut lui qui continua le psaume à sa place: "...car Tu es avec moi, Ta houlette et Ton bâton me rassurent." Alors elle fut apaisée, et s'adressa enfin à celui par qui la rédemption viendrait. "Si longtemps je vous ai attendu... Oh, je savais que le jour viendrait où vous me sauveriez. Qui êtes-vous? Êtes-vous un ange?" Les coins de la bouche de l'homme frémirent imperceptiblement, mais Melisandre ressentit ce frémissement dans tout son être et sut que c'était le sourire le plus franc et heureux qu'elle eut jamais vu. Il lui offrit son bras, et ils marchèrent dans le jardin, sous la douce lueur bleutée de la lune.

Ce fut la première de longues et nombreuses nuit qu'elle passa avec l'homme qui n'en était pas un. Il était son Christ à elle, son Jésus personnel, son sauveur ressuscité d'entre les morts. Soir après soir, à son côté, elle apprit avec avidité ce qu'il était, qui il était, la mission que le Tout-Puissant lui avait donnée et qu'il souhaitait partager avec elle. Il se nommait  William Abraham Jasper, et était né à Londres plusieurs siècles plus tôt. Des centaines d'années durant, il avait attendu qu'elle vienne au monde , elle, et depuis sa naissance il avait veillé sur elle. Jusqu'au jour propice. Il avait attendu qu'elle aille sur ses 33 ans, l'âge du Christ à sa mort et que lui aurait à jamais, pour enfin se révéler à elle et surtout, lui révéler les plans que Dieu avait pour elle. Selon lui, la race vampirique était la race parfaite, supérieure. Savant mélange de l'ange et du démon. Dieu les avait créés afin de réparer l'erreur qu'il avait commise: leur mission était de détruire la race humaine dans sa totalité. C'était pour cela qu'ils avaient été envoyés, fléau de l'humanité, comme jadis le Déluge avait écrasé les Nephilims. Au nom de Dieu et pour faire Sa volonté, ils devaient exterminer les humains, œuvrer la main dans la main pour offrir aux leurs la Terre Promise. Et pour cela, il allait la transformer en vampire.
De la brebis égarée, à la foi ignorante, il avait fait d'elle son égale, sans se douter un instant qu'il pouvait aussi apprendre d'elle, bénissant Dieu pour cette rencontre providentielle. Jusqu'à ce qu'elle meurt à son tour et renaisse en enfant de la nuit. Et Melisandre jurerait à qui voudrait l'entendre que pendant le court instant où la vie l'avait quittée, elle avait pu toucher le divin du bout des doigts.

C'est la nuit précédant son union planifiée avec Edmond, que Melisandre épousa William. Ce n'était une union ni stratégique ni amoureuse, simplement la continuité logique de la relation qu'ils avaient nouée. Ils étaient frère et sœur, jumeaux en tout point. Ils s'aimaient, d'un amour fraternel, platonique, presque religieux, comme si l'un était l'ombre et le miroir de l'autre et inversement. Ils s'aimaient car ils n'avaient pas le choix, la simple vue de l'autre suffisait à les combler de la plénitude divine. Ils étaient les instruments de Dieu, et partageaient plus que quiconque avait jamais partagé. C'était comme si ensemble, ils avaient atteint un niveau supérieur qu'aucune passion, fusse-t-elle le plus pur sentiment amoureux ou la plus ardente étreinte charnelle, n'aurait pu que salir, souiller, amoindrir sans jamais avoir l'espoir de l'égaler. Ce mariage était une union des esprits qui ne faisaient qu'un, et tout autre mariage était une mascarade. Leur mariage était le seul que Dieu approuvait, car Dieu les avait faits à son image pour annihiler la vermine.
Dès le lendemain, l'union clandestine fut annoncée dans tout le pays: la dernière des Salisbury avait épousé William Jasper, le dandy qui hantait les nuits londoniennes. Des épousailles officielles furent organisées. On ne donna pas cher de sa peau, on cria partout qu'elle serait cocue la nuit même de ses noces. Ils ne comprenaient pas, pauvres humains imparfaits et ignares. Qu'auraient-ils dit s'ils avaient appris que ladite nuit, les jeunes époux s'étaient partagé une fille de joie... Qui n'avait pas survécu. Elle fut le premier repas que Melisandre savoura après être morte et revenue d'entre les morts, le premier pavé d'un long chemin.

Les temps qui suivirent la transformation de celle qui était devenue Melisandre Elvire Jasper, elle et William voyagèrent en Europe, semant sur leur passage la mort et la destruction. Brûler des tavernes, organiser des sacrifices de nonnes pécheresses, saigner des nourrissons: ils prenaient très à coeur leur croisade moderne. Paris, Madrid, Rome, Berlin, Amsterdam... Puis, à l'époque victorienne, Londres de nouveau. Melisandre avait émis le souhait d'y retourner, elle fut émerveillée des changements qui s'étaient opérés dans la ville.. Mais ce ne fut pas le détail qui retint le plus son attention, non. Ce ne fut pas le détail qui la mît en colère. On était en 1888 et Whitechapel était le théâtre de meurtres sauvages qui firent entrer Melisandre dans une rage folle. Non, elle ne plaignait pas ces femmes qui partageaient son ancienne condition d'humaine: elle aurait voulu les tuer elle-même. Ce Jack The Ripper, dont les journaux diffusaient le nom et les courriers, était un génie, lui semblait-il. Et Melisandre n'aimait pas beaucoup qu'on marche sur son territoire. Elle avait tenté d'avertir l'Eventreur, en tuant Catherine Eddowes, qu'il ne fallait pas empiéter sur le terrain de jeu de Melisandre Jaspet; mais il n'en eut que faire. Alors elle lui régla son compte. Aujourd'hui encore elle se souvient de cette nuit-là: le plus beau combat qu'un cœur ait jamais livré. Alors qu'elle avalait, avalait, avalait le sang, le corps semblait toujours en avoir, le cœur se battait pour continuer de battre. Mais elle avait eu le dessus: elle avait toujours le dessus.

A l'aube de la Première Guerre mondiale, pourtant, un événement vint détraquer le quotidien meurtrier de Melisandre et William. Un coup de tête, peut-être. Elle ne savait pas quoi. Elle ne comprenait pas. Il était parti. Elle s'était réveillée seule une nuit, elle l'avait attendu un mois durant, risquant sa vie en restant au même endroit, non loin de chasseurs de vampires. Elle attendait qu'il revienne, qu'il l'appelle, elle cherchait dans les rues son odeur, en vain. Son frère, son époux, son Christ rédempteur l'avait abandonné. Elle pria, pleura, tua, pria plus fort, pleura encore. Rien n'y faisait. Elle dut finalement se résoudre à partir, parcourir le monde, à la recherche de William. Elle voulait le retrouver à tout prix, lui dire qu'elle lui avait déjà pardonné, à quel point il lui avait manqué. Paris, Madrid, Rome, Berlin, Amsterdam... les endroits qu'ensemble ils avaient visités, imprégnés de souvenirs mais pas de lui. Des mois et des mois durant, oubliant son sacerdoce. Mais nulle part, elle ne trouvait trace de lui, elle perdit alors espoir et bon sens. Elle ne prenait même plus la peine de se cacher. Elle savait qu'il était en vie, elle l'aurait senti s'il avait quitté ce monde. Mais il était loin d'elle, et sans lui, rien n'avait plus de sens et la quête qu'ils menaient ensemble lui semblait  soudain vaine. Mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné? Melisandre errait dans les rues de Venise, de pont en pont et de gondole en gondole, rejetant dans la lagune des corps exsangues sans se soucier de qui la verrait ou non. Les chasseurs, qui l'avaient suivie, eurent tôt fait de la repérer. Lorsqu'ils l'attaquèrent, ils étaient trois, armés de pieux en bois. Quelque peu déstabilisés lorsqu'elle se joignait à leurs cantiques, il leur apparut pourtant vite qu'elle ne ferait pas le poids. Elle n'était même pas en état de combattre, elle ne parvenait qu'à feuler comme un chaton. Si ses souvenirs de cette époque sont flous, sa chair se rappelle des maillons d'argent qui l'enchaînaient. Elle ne se débattait même pas, sûre de n'avoir aucun espoir de survie... Et pourtant, Dieu avait entendu ses prières. Elle avait prié, encore et encore, pour être libérée de ses chaînes, obtenir le pardon, et rejoindre le royaume des cieux... Mais Dieu en avait décidé autrement. Sa sainte quête n'était pas encore terminée... Alors elle sentit la force divine animer son bras, guider sa main, ôter ses chaînes. Miraculeusement, elle parvint à s'enfuir en Europe de l'Est. Mais ce qui lui faisait le plus mal, ce n'était pas les brûlures de l'argent sur sa peau fumante, l'humilitation d'avoir été attrapée... par dessus tout, c'était que William n'était pas venu pour la délivrer.

Près de 70 ans durant, Melisandre traversa Europe et Asie, semant la mort au nom de la Sainte Trinité, chantant des psaumes aux oreilles de ses victimes avant de les tuer de la plus sauvage des façons. A la fin des années 80, après avoir goûté au sang des pin-ups, des hippies et des punks, elle rejoint la Nouvelle-Orléans, ville de tous les vices, où les vampires avaient de nouveaux adeptes: ceux-là peignaient leurs yeux en noir et tuaient avec la voix caverneuse de Peter Murphy en fond sonore. Elle se délecta de leurs rituels en conservant les siens pendant presque vingt ans. Elle tomba définitivement amoureuse de la ville, sa moiteur, son environnement. Elle communiait avec les prédateurs des bayous, charmait d'innocentes humaines. La révélation ayant eu lieu, et les temps ayant changé, elle se permit de rester à La Nouvelle-Orléans malgré les chasseurs. Melisandre avait monté un réseau de trafic en tout genre: armes, poches de sang, organes, contrats qu'il lui arrivait d'effectuer elle-même... Un parfaite couverture pour dissimuler ses victimes. L'entreprise fluctuait, mais connaissait plus de hauts que de bas. Pourtant, la vampire n'avait pas idée de ce qui les attendait, elle et les siens.

Par un étrange miracle (Loué soit le Seigneur), Melisandre était parvenue à échapper à cette folie: les humains les mettaient dans des camps de concentration, comme ceux qu'elle avait vu des décennies plus tôt. Sous couvert de science, ils les torturaient; la proie devenait le prédateur. Mais Melisandre savait que Dieu l'avait voulu, qu'il lui lançait un défi, qu'elle surmonterait cela et anéantirait enfin l'erreur humaine. Mais lorsque les camps furent pris d'assaut et les prisonniers libérés, un nouvel élément vint la troubler. Cette sensation, dans tout son corps, semblable à celle de leur première rencontre au jardin. Il était là. William était revenu vers elle. Il était quelque part, dans les alentours, elle le sentait. Son Messie était blessé, il avait besoin d'elle. Sans doute avait-il été lui aussi parqué dans un camp, étudié comme un animal de foire... Mais ils seraient bientôt réunis. Et ensemble, ils pourraient poursuivre et achever la mission de Dieu.


Dernière édition par Melisandre E. Jasper le Mar 1 Juil - 11:38, édité 15 fois
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MessageSujet: Re: Melisandre ~ Thou shalt (not) kill   Dim 29 Juin - 14:07

Bienvenue sur le forum!
Bonne chance pour ta fiche et Eva Green est une DÉESSE à mes yeux alors super choix de vava!
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Isabelle Heartwood


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MessageSujet: Re: Melisandre ~ Thou shalt (not) kill   Dim 29 Juin - 14:14

Bienvenue sur le forum !^.^ N'hésite surtout pas si jamais tu as des questions !^.^

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Je rêve qu'un jour, nous puissions tous vivre heureux, sans la crainte d'être enfermé pour ce que nous sommes. Qu'importe que nous soyons d'espèces différentes, la paix est toujours plus profitable que la guerre et le sang injustement versé des innocents.
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Melisandre E. Jasper


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MessageSujet: Re: Melisandre ~ Thou shalt (not) kill   Lun 30 Juin - 10:17

Merci pour votre accueil! Je pense avoir terminé ^^
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Isabelle Heartwood


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MessageSujet: Re: Melisandre ~ Thou shalt (not) kill   Lun 30 Juin - 14:06

Alors, dans son ensemble, ta fiche est bien seulement, il faudrait que tu rajoutes que pour X ou Y raisons, Mélisandre et son mari ont attiré l'attention à un moment ou à un autre. En effet, vu qu'ils massacrent à tour de bras, ils ne vont pas rester facilement cachés, surtout à l'époque contemporaine, tu comprends ? kiss 

Une fois que tu auras fait ses modifications, on pourra te valider ! kiss 

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Dakota A. Parker


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MessageSujet: Re: Melisandre ~ Thou shalt (not) kill   Lun 30 Juin - 17:30

Eva Green *.* !

Bienvenue Melisandre !!
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Alexander C. Jost


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MessageSujet: Re: Melisandre ~ Thou shalt (not) kill   Lun 30 Juin - 19:07

Bienvenue sur le forum ^^
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Isabelle Heartwood


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MessageSujet: Re: Melisandre ~ Thou shalt (not) kill   Mar 1 Juil - 11:49

C'est parfait maintenant ! ^.^


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Désormais, tu peux flooder sans soucis.
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Bon jeu !
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MessageSujet: Re: Melisandre ~ Thou shalt (not) kill   Mar 1 Juil - 22:15

Je sais que je suis en retard, mais EVA GODDESS GREEN  lookheart crazyyy bave  bienvenue, avec ce choix de malade  heart 
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MessageSujet: Re: Melisandre ~ Thou shalt (not) kill   

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Melisandre ~ Thou shalt (not) kill

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