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 Toujours l'ombre de l'autre... [Sully]

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John Huntingdon


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MessageSujet: Toujours l'ombre de l'autre... [Sully]   Mar 10 Juin - 18:13


 
Toujours l'ombre de l'autre...

 
I’ve tried to make this life my own, to find myself, I’ve searched alone. To let love go and let it in, I found it burning like a sin. I’ve worked it out, but learned it hard, it’s sad inside and life is out. Till I won’t settle down and watch either way.
Sullivan & John

 
Une année était passée depuis les camps alors que John Huntingdon était devenu la nouvelle figure politique du parti pro-surnaturel de Louisiane. Les camps avaient déjà beaucoup changé les choses, mais ils avaient aussi laissé dans chacun d'eux une plaie profonde. John n'y avait pas échappé. En sortant des camps, il avait réussit à retrouver sa fiancée Eleanora, qui fut elle aussi marquée par les événements.

Les fiancés avaient voulu reprendre une vie de couple normale. Fonder un foyer, et se marier. John fut alors réclamé par certains pour les représenter et il semblait être dans son devoir de le faire. Il devint rapidement une étoile montante dans le domaine politique.

John semblait avoir retrouvé la vie qu'il avait toujours espérer retrouver. Mais tout n'allait pas si bien du côté d'Eleanora. John, fier justicier de la veuve et de l'orphelin, même durant sa vie de mortel, venait à retrouver ses mauvaises habitudes. L'empathie et le dévouement pouvaient être qualifiés comme des qualités, mais pour Eleanora, réincarnation de sa défunte Kaitlyn, cela était aussi source d’ennuis mais aussi de délaissement.

Elle retrouva un John qui se trouvait peu chez lui et qui passait son temps à travailler et à courir à droite et à gauche. Souvent il arrivait en retard à la maison, et souvent il oubliait ses engagements envers Eleanora. Et quand ce n'était pas cela, il passait ses nuits l'oreille collé à son téléphone ou à écrire des projets politiques.

Ils auraient dû se marier le mois dernier, mais ce fut lors de leur répétition de la cérémonie du mariage que la première goutte fit déborder le vase. Il arriva ¾ d'heure en retard. Un téléphone qui sonna encore et encore et un John n'arrivant pas à oublier pour une heure son travail. Eleanora finit par ressortir furieuse et donna un ultimatum à son cher fiancé. John lui promis de faire plus attention, mais il ne réussit pas à la tenir, malheureusement.

Les élections présidentielles arrivaient à grands pas. Un homme influant du gouvernement voulu le rencontrer, lui proposant des subventions afin de pouvoir y tenir sa propre campagne électorale. C'était le même soir où il avait promis à Eleanora qu'ils iraient dîner ensemble. Pensant qu'il n'en avait que pour une petite heure, John décida d'aller à la rencontre de ce nouvel associé. Sauf que la réunion dura bien plus longtemps que prévu, et bien que John avait réussi à signer un nouveau contrat et d'avoir de futures perspectives fleurissantes vis à vis de ses projets politiques, la nuit se termina bien mal.

Quand il entra dans le restaurant, la table qu'il avait réservé pour deux était vide et même les serveurs étaient déjà en train de débarrasser les salles. Il reparti, dépité, mais espérant qu'Eleanora n'en tienne pas rigueur. Il se trompait. Il voulut rentrer chez lui, mais visiblement il n'arriva même pas à passer le pas de la porte. Il n'avait plus d'autorisation à entrer. -d'un commun accord, Elea était devenue la seule propriétaire des lieux, afin d'éviter toutes petites visites non-amicales de vampires- Eleanora lui ouvrit, elle était froide et ses yeux rouges trahissaient les larmes qu'elle avait dû verser. « Tu ne changeras jamais. Tu as toujours été comme ca. Ce qu'il s'est passé de ta vie d'avant ne t'a pas suffit ? Qu'arrivera-t-il si je ne te vois plus revenir ? Mais j'oubliais, tu es le grand Lord Huntingdon, défenseur de la veuve et de l'orphelin. C'est bien plus important que s'occuper de ta propre famille. Dois-je te rappeler que tu en es mort ? »

Elle n'avait pas tord et John n'avait pas répliqué à cela. Bien sûr elle avait raison. C'était comme si il n'avait pas tiré de ses erreurs du passé, mais c'était plus fort que lui. Il ne pouvait pas laisser le monde continuer à la dérive, comme lorsqu'il avait prit parti des « petites gens », il y a près de 400 ans plus tôt. Et Eleanora ne voulait pas prendre part de nouveau à cela. Elle lui a alors expliqué qu'elle avait besoin de se retrouver seule un moment pour faire le point. Elle n'était pas sûre de vouloir une vie aussi médiatique. Elle aurait simplement voulu une petite maison, un joli jardin, un mariage et une vie de couple loin de tout ce remue ménage.

John avait donc reprit ses affaires et était retourné dans son ancien appartement, celui qu'il avait partagé avec Sullivan durant tellement d'années. Il retourna donc la poussière pour venir s'y poser.

John aimait Eleanora plus que tout, mais il ne pouvait laisser passer son devoir. Il accepta donc cette séparation qu'il espérait temporaire. Malgré les nombreux meetings, malgré les nombreux remerciements chaleureux, les nouvelles promesses futures, John vivait une solitude particulièrement oppressante. Eleanora et lui était séparés, Sullivan n'était plus là non plus. Seul son travail venait à compter.

Presque deux mois s'était écoulé depuis lors. Comme chaque nuit, il enfila son costume impeccable,  noua sa cravate, se coiffa de cette nouvelle manière stricte qu'il avait l'habitude de prendre ce qui lui donnait un air à la hauteur de son âge. Il ne ressemblait décidément plus à ce qu'il avait été il y a plus d'un an. Lui qui restait toujours si décontracté, et qui se fichait des apparences, avait fini par entrer dans le code strict de la médiatisation. L'image pouvait jouer un grand rôle. Il prit son téléphone, brancha son kit main libre qu'il enfila sur son oreille avant de glisser l'appareil dans sa poche intérieure, puis attrapa sa sacoche avant de descendre pour prendre sa voiture.  

C'est en ouvrant la porte qu'il tomba nez à nez avec une personne qu'il n'avait pas vu depuis un an. Il se figea sous la surprise en laissant tomber sa sacoche. Son cerveau mit un moment avant de traiter l'information, n'espérant pas revoir la personne en face de lui de sitôt. Sullivan Moore se dressait devant lui. Ses lèvres esquissèrent un léger sourire, alors qu'il sentit la joie le subjuguer. Il souffla :

« Sully... »

Il s'approcha de lui doucement, le sonda un instant, espérant peut être pouvoir lire en lui comme à l'époque où leur lien était encore actif, puis laissant ses manières d'homme d'affaire derrière lui, il se jeta à son cou et le serra fort contre lui.

« … Tu m'as tellement manqué ! Si tu savais ! »

Chaque fibre de son être profitait de cet instant de retrouvailles comme jamais. Pouvoir le prendre de nouveau dans ses bras, profiter de chaque instant passé comme si c'était les derniers. Il avait beaucoup pesté sur cet emmerdeur à une époque, mais il est clair qu'il ne pouvait clairement pas se passer de lui. Il se recula et prit son visage entre ses mains, un large sourire sur les lèvres.

« Je suis sûr que tu as un tas de choses à me raconter... »


 
 

_________________
    breathe me
    I have lost myself again, Lost myself and I am nowhere to be found, Yeah I think that I might break. I've lost myself again and I feel unsafe. Be my friend. Hold me, wrap me up. Unfold me. I am small, And needy. Warm me up, And breathe me. breathe me - sia
    code broadsword.
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